‹ Alexandre Lenoir (volume 4)Chapitre 68 sur 166 · INTRODUCTION." CXLI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION." CXLI

Georges par Michel Colomb' ; la vasque de Gaillon*; la statue de Louis Xn par Lorenzo da MugiaDo'; lès boiseries du car. dînai d'Âmboise*; la Diane de Jean Goujon'; le tombeau de Diane de Poitiers"; le vase renfermant le cœur de François I",

i. Journal de Lenoir, n»9U, acheta «u marbrier Corbel fila.

2. a Aleuudrs Lenoir au Ministre de l'iuUrieDr. — Paris, 13 brumaire / •D IX- — Citoyen Hinistre, le ciloyen Mazetti, marbrier, demeurant bouleiard du Temple, est possesseur d'une cme arabesque an marbre blanc du pluibeau stjle et du travail le plus parfait. Ce monumeul, qui ïervoit de fontaine, porte huit pieds de haut sur sii de large. Ce morceau uniqae, sculpté en 1510 enviroD, pour Anne de Bretagne, dont oa remarque les armes en plusieurs endroits, wt de nature, par sa perfection i entrer dans la collection du Musée des monnmeats français, puisqu'elle a été faite à Tours, par Jean Juste. Je puis l'acquérir sans bourse délier. Le citoyen MaietU demande, en échange, loiiante et dii pieds de marbre de mfime nature que je me charge de lui délivrer dans les débris des statues non reslaurables que j'ai soui la main. Cette proposition, citoyen Ministre, est trop avantageuse pour le gouvememant et pour les arts, poUr n'en pas profiter. Permettés-moi de l'eiécuter, et je voua rendrai compte, dans la feuille prochaine, des détails qui l'auronl consommée. Salut et respect. Lenoib. b — Le miniitre autorisa l'échange le 19 brumaire an IX.

3. « 1! î avait & Gaillon, <• dit Lenoir dans une note inédite, « une grande galerie ornée des buslea, dans la même dimension, de nos illustres français. Ils ont tous été brisés lorsque le propriétaire du chiUau l'a fait démolir. De cette suite intéressante, je n'ai pu rotueillir que le buste en marbre et i mi' corps du roi Louis XII, que j'ai acheté à M. Corhel, etc.... »

t. t Gaillon, le 19 fructidor an IX. — Je voudrais. Monsieur, que vous so;ei à Gaillon. Je viens da découvrir la plus belle boiserie que l'on poisse voir. Four vous en faire une idée, la broderie de la chapelle n'est rien. Ce sont des stalles qui ornoient cette chapelle garnie d'arabesques, etc. J'ai tu le mûre a ce sujet. Les objets appartiennent à la commune et lui ont élé donnés par M™' Provdt. J'ai rendez'vous avec le maire et l'adjoint demajn matin. II parait qu'ils tiennent à un prii quelconque pour ces objets. Ils ont dit faloir qu'ils réparent leur église, que tous leurs vitniui sont cassés et plusieurs petits détails à leur intérêt. S'ils ne sont pas trop eiigeans, je traiterai avec eni; si c'est le contraire, Je vous en instruirai. Bevenez sitét la présente reçue. Vous ne regretterai pas votre voyage. Je vous salue avec respect. Sadvé. o — Sauvé était un ouvrier de Lenoir. Aujourd'hui, les boiseries, qui furent acquises, sont en grande partie à Saint-Denis.

E. N° 957 du Journal de Lenoir et Masée des monuments français, t. IV, p. 86. 1 J'ai fait, n dit Lenoir, e restaurer ce beau monument que l'im avait porté à dix lieues au delà d'Anet, après l'avoir coupé en morceau pour en retirer toutes les pièces de cuivre qui servoient au passage des eaui. »

6. N" 95^ du Journal de Lenoir. Le tombeau de Diane, aqjourd'hui su Musée de Versailles, était déji divisé entre trois propriétaire», quand Lenoir parvint i le reconquérir. Voyez les reçus signés Sailiard, De Verly et Lacroix, publiés par Lenoir, Description du Musie des monuments /Vanfais, édition de l'an Vm, p. 2f 3 et 2*3.

CXLII JOURNAL DE LENOIR

sculpté par Bontems '; les moDuments de .Bonport*; les

L« lombeau de Disne fui détruit ofBciellemeat. J'en ai pour garant le témoigoige, assurément non euspecl, de M. Bouepel, dans son luiaeui ouvrage sur le chiteau de Diane de PoÂiers. Cet appréciateur bieDTeiUaut des procéda ré- TolutionnureB l'eiprime ain^, p. 107 : « La seule deelruction du tombeau a été décrétée par une motion faite par deux commissaires de sùitAÀ générale venus de Dreui. C'est le leal (sic) ornement du chiteau qui ait été abîmé et détruit ■ par le fait direct de la Révolution, etc., etc. n Lenoir acheta de M, Herigoyen, propriétaire d'Anet, la sUtue de Diane agenouillée.

1. Le monnolant qui renfermait le CŒur de François I" fnt vendu en janvier 1793, aTec le mobilier du prieuré de Hautes-BrujÈres : « N" 15t : Item, le mausolée en marbre blanc de François I*'', crié à la somme de 24 livres, a été adjugé après plusieurs enchères, au citoyen Percheron, pour 52 livres 11 eons. (Bullelm mamanenlal, 5' série, l. V, i3' de la collection, p. 192 et 193). Lenoir le réclama pour .non musée dans les termes suivants : s Paris, ce 1 1 germinal an VIII de la République. — Aieiandre Lenoir, etc., au ministre de l'Intérieur. — L'abbaye de Hautes-Brujèies, située près de MonlforicrAmiiury, déparlement de Seine-et-Oise, renfermait un monument précieux qui avait été érigé à Fran;oia I". Ce monument eat simplement composé d'uQ fût de colonne en marbre blanc, pmé de hazes et comicbes d'un travail recherché d'arabesques et de médaillons représentant les Beaui-ArU. Un vase, qui renfermail le cœur de ce généreui chevalier, surmontait le tout. Il y a environ quatre ans que cette abbaye qui dépendoit de celle de Saint-Cyr, près Versailles, a été vendue. Cependant le morceau intéressant précité a été réservé de la vente du domaine et te propriétaire l'a fait déplacer et transporter dans sa cour où il est encore dans un état d'abandon.. — Je pense, citoyen Ministre, que ce monument, par le motif de son érection et la beauté de son travail, peut entrer dans la collection précieuse des monuments du iv|0 siècle, el figurer, dans le Musée que ja dirige, auprès du tombeau du vainqueur de Cérisoles, dont je viens de terminer la restauration. — Ci'ojen Ministre, Je réclame de votre amour pour les arts l'anlorisation suffisante pour retirer cette colonne funéraire de l'étal d'abandon où elle est. — Je pourrai, si vous adhères à ma demande, faire conduire ce morceau piécieui dans le Musée des monuments français, à la suite du transport de la maison de Diane de Poitiers à Ânet, dont j'ai commencé le déplacement.. J'éviterai, par ce moyen, des frais particuliers pour le (raospoit de cette colonne qui est faite pour arrêter votre alteotion, el par ce mojen, (je pourrai] la faire arriver k Paris sans dépense. Salut el respect. — Lenoih. b

Le ministre de l'Intérieur autorisa, le 15 germinal an Vlll, le déplacement du mausolée de François I", qui fut gracieusement offert par son propriétaire; « j'ai reçu du citoyen llarguerie, propriétaire à Hautes-Bruyèrei, le monument qui avail été érigé i François !"■, dans cette abbaye, le 13 floréal an VIII. —

LENOIlt. »

2. « Bonport, le 22 fructidor an IX.— De la FoUie, au citoyen Lenoir, etc. — Citoyen, je suis prêt {sic} d'effectuer l'envoy des objets détaillés dans votre dernière du i courant, sçavoir : I" La colonne de Desporles, son piédestal en pierre revêtu de marbre, ses accessoires tl le médaillon en bronze. — 2° La slatue couchée en pierre du grand veneur, avec le masque en marbre. — 3' La statue, demémenature, desafemmeet sonmasque.~-4oLe bai -relief gothique en pierre avec son cadre en bois, eic — De la Follie. b

INTRODUCTION. GXLHI

bustes de Henri II, de Charles IX, de Henri III '; la cheminée du château de Mennecy '; le tombeau de François de La Rochefoucauld^; le buste de' Martin Frénunet*;Ie bas-relief du Réveil des nymphes {n' 1 10 du catalogue) ' ; le Clovis et la Clotilde de Corbeil '. Je cite, au hasard, quelques-uns des objets vendus parce qu'on n'avait pas , voulu les ramasser, et qui sont entrés, en morceaux, dans les collections nationales après avoir été miraculeuseinent reconquis par Lenoir. Au Louvre, on s'occupait de régénérer l'art et d'éviter l'encombrement en « vuidant les ma-

L'aatDriiation d'acquérir, au prii ds 500 fr. tout compris, avait él& donnée le 19 fructidor an IX, Le tout fui pajé S50 fr. le 22 prairial an XII.

1. Lenoir a dit, daoa le Musée des monum. franc., t. IV, p. 166 ; ■ J'ai acheté ces bustes, préciem pour la ién\i des lËtes et la recherche dans lea draperies, à uti eerrurier du village de UoQceaui qui les avait acquis au chUeau de Bincj dont ils arnoienl le saiou. »

2. On lit daas une note iaédite de Lenoir : » Acqul^tion faiuà M. GoitianI, maître charpentier, d'un monumeal d'architecture provenant du chUeau de Mennecy, servant de cheminée, omé de deux figures de femmes en bas-reliefs, représentant des nymphes, de deux figvres de satyres servant de supports , et d'autres sculptures arabesques ; le tout par Germain Pilon. »

3. Acheté au citoyen Balleui, marbrier, a Les débris de ce beau monument », dit Lenoir, Musée des monum. franc,, l. IV, p. IBt, n détruit par la vente du domaine qui le renfermait, furent vendus. Je me suis procuré ce bas-relief, la seule pièce qui en restolt, d'un marbrier qui l'avoit acquis avec les autres décris da marbre. »

i. On !it dans le t. IV, p. IBS, du Musée des monuta. franc., à propos du buste de Freminet, provenant de l'abbaye de Barbeau où Hilliu {Anliguitit Tiaiian. t. Il, p. 14) l'avait vu al fait graver : o Ce monument, pendant la Révolution, paesa à Melun, après la vente de l'abbaye de Barbeau. 11 devint la propriété d'un cbaudrunnïer avec lequel j'en traitai pour le réunir i la collection du Musée. »

5. Echangé la IS Qoréal an VI, avec le marbrier Balleui, contre des débris de marbre inutiles, n° 93S du Journal de Lenoir.

6. Aujourd'hui à Saint-Denis, ces Bgures Oirenl achetées par Lenoir à un brocanteur ; <i Je soussigné, reconnais avoir regn du citoyen Lenoir, administrateur du. Musée des mouuments français, la somme de soiianle et douie francs pour deui statues en pierre du sixième siècle, représentant

- Clovis l" et Clotilds, sa femme, dont quittance k Paris, ce 16 messidor an XI de la République française. BacBOLLEtax, mouleur, rue du Fauibourg-Saint- Aulnine, n<>> g et 9. u

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YoyoDS maintenant ce qa'appréciaîent les hommes de goût pour qui Saint-Denis ne renfennait aucun ouvrage digne du Muséum, les prétendus artistes qui repoussaient du pied les dernières survivantes de cet escadron de statues royales, l'orgueil des places publiques du vieux Paris et l'honneur de nôtre école de sculpture^ qui, dans un reliquaire gothique, ne voulaient considérer que les pierres rares dont il était décoré. Leur dédain procédait-il uniquement d'une passion exclusive pour l'art antique, d'un aveuglement intellectuel respectable commeune une conviction? Non. Leur cœur était ouvert à d'autres tendresses qu'à l'amour de l'antiquité. Ce coeur n'était insensible q[u'aux témoignages de notre art national et aux œuvres de la sculpture française. Ces arbitres souverains étaient pour tout le reste, parfaitement éclectiques. Le Muséum sacrosaint de la nation, qui ne s'ouvrait qu'aux u objets du premier mérite choisis par le Conservatoire, » ne méprisait paj les produits de la mécanique amusante, les pipes turques ou indiennes, les chaises percées, pourvu qu'elles fussent japonaises.

Étant données les doctrines sévères affichées par les organisateurs révolutionnaires de nos collections nationales, on est surpris, lorsqu'on lit le Catalogue des obfeis contenus dans la galerie du Muséum français décrété par la Con^ vention nationale le '2,1 juillet 1793', d'y trouver, page i08, cette description :

a N> S8. Pendvle planétaire par le citoyen Janvier : « Cette machine iatéressaDtè présente quatre faces qui portent chacune un cadran :

I. Parù,iii-6. C'eit le premier catalogue du Hiuâe du Loutre.

INTRODDCTION. CXLV

a Le premier indique les heures, minutes et secondes du tem? moyen, le tems vrai et le quantième.

« Le second présente le mouvement journalier apparent du soleil, sur un cercle de vingt-quatre heures subdivisé en degrés. Douze petits cadrans rangés autour de la Mappemonde, qui occupe le centre, montrent l'heure que l'on compte à chaque pays auxquels ils répondent : les minutes sont commencées à chaque cercle horaire.

■ Le troisième est destiné pour la lune et pour les éclipses ; le mouvement de la lune y est périodique, synodique et journalier; on y voit les phases, les latitudes, le lieu des nœuds, etc. Les éclipses sont indiquées par la quantité d'ombre qui passe sous les disques du soleil ou de la lune, au moment de la conjonction ou de l'opposition.

« Le quatrième cadran indique les jours de la semaine.

B La sphère mouvante, placée au-dessus de la pendule, présente le mouvement périodique moyen de toutes les planètes, y compris la planète d'Herschet ; to^ites ces révolutions se font avec la précision astronomique. »

Ëtplust4^D,-page 119 :

ù N* 119 ^ Pendule astronomique par Robin.

La forme de cette pendule présente un monument élevé par les Arts à l'Horlogerie.

Les effets de cette pendule sont :

1* De donner l'heure par les effets du soleil sur la méridienne;

3° 1^ manière de donner le tems vrai par une suspension ingénieuse ;

3" Un quantième perpétuel par une division de trente-etan, indiquant les mois de 30 jours, ceux de 31 et même l'année bissextile;

4'^ Un échappement qui a la propriété d'anéantir les ftt)lements et de renouveller l'huile sur les places d'impulsion à chaque vibration;

5" Un remontoir simple et parfaitement assuré. Cet effet réduit le mouvemebt qui mesure le tems à la plus simple expression et donne une force motrice très-constante, >

Ne se croirait-on pas transporté dans les galeries du

1. Je païue le u'' IIS; c'était déjà une pendule du mime borlogar.

CXLVl JOURNAL DE LENOIR.

Conservatoire des arts et métiers ou âans celles de. l'Observatoire ?

J'avoue avoir longtemps pensé — le lecteur partage trèsprobablement et pardonnera mon erreur — que la présence en pareil lieu de ces objets de mécanique amusante était le résultat d'un accident, d'uae esception, d'une tolérance. Mes recherches ne m'ont pas laissé cette illusion. Ces machines furent achetées comme objets d'art. Une certaine pendule n départementale » du citoyen Janvier a donné lieu, entre le ministre de l'Intérieur et les administrateurs du Muséum, à une volumineuse correspondance qui a été conservée. C'est fort heureux, car on n'aurait jamais pu ■ supposer qu'à ce terrible moment il soit resté dans des cerveaux intelligents assez de sang-froid pour s'occuper de semblables acquisitions et de leurs plus minutieux détails. On ne saurait imaginer ce qu'il a fallu de volonté et de parti pris pour faire entrer dans les collections nationales ces ridicules joujouï mécaniques.

■ En janvier 1794, le ministre Paré demande aus conunissaires du Muséum leur avis sur la pendule du citoyen Antide Janvier. Le géomètre Bossut, égaré, on ne sait comment, parmi les organisateurs du Musée central "de la République, répond, le 24 nivôse an II (13 janvier 1794), la lettre suivante :

u Citoyen ministre, nous avons examiné, conformémeat à ta lettre du 15 nivése, la pendule départementale du citoyen Janvier. C'est un régulateur qui donne pour chaque instant l'heure et la miaule dans chaque cheMieu des départements de la France suivant l'ancien système de la division du tems. Le cadran est une projection géographique de la France. L'échelle des longitudes est mobile de droite à gauche par le bas, elle est divisée en minutes de tems qui correspondent successivement à tous les méridiens de la République. Son monvement est réglé sur le tems vrai, par le moyen d'une suspension qui fait varier la longueur du pendule. Le pendule est.

onBODOcnoN. av/ii

compost de manière à corriger l'action du cl\aud et du froid. 11 a subi les épreuves par diverses températures.

u Les méridiens de la carte qui forme le cadran sont regardés comme les aiguilles des minutes ; et la minute qu'ils in- 'diquentsous l'échelle mobile des longitudes est, pour chaque chef-lieu, la fonction de l'heure qui paroist dans une ouverture an-dessus du cadran.

a Les secondes sont an-dessus des heures, sur un fond de ciel qui se perd contre le chapiteau de la boete et sur lequel ou voit les figures où se trouvoit le soleil dans les trois premières époques de la Révolution francoise.

a Cette machine curieuse est la seule de son espèce. Elle est exécutée, suivant les lois connues de l'Horlogerie, avec une inteihgence et une précision qui réclament un homme non-seulement consommé dans son art, maïs encore versé dans la mécbanique et l'astronomie.

« Le cadran est un chef-d'(Buvre en émail et c'est la première fois que l'art de l'émailleur a été appliqué à des détails géographiques. D'après cet exposé, citoyen ministre, nous pensons que la pendule départementale du citoyen Janvier est très-digne d'occuper une place dans le Muséum français, comme objet de méchanique astronomique. Nous te rappelons seulement qu'elle ne donne l'heure que pour l'ancienne division du tems.

< Quant au pris, ledit Janvier le porte à trois mille livres, par une estimation qu'il ue croit pas exagérée ; mais, après un examen approfondi de toutes les parties de la dépense et du juste salaire qui est dû à l'artiste pour son travail, nous nous croyons bien fondés à Bzer le prix de celte pendule à deux mille huit cents livres. « Joluin, Bossdt, Regnault '. n

Cependant l'impuissante corpmissioD, autrefois constituée par Roland, est dissoute. Le ministre Paré espère davantage du bon sens des nouveaux membres du Conservatoire. Avant de se résoudre à acheter l'horloge recommandée, — c'était la première emplette à faire sur les fameux cent mille francs, — il les invite à réfléchir et à revenir, s'il est néces-

j, plui tard membre

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CZLTIIl 'JOURNAL DE LENOIR.

saire, sur la décision de leurs prédécesseurs. Il s'adresse à eui dans 'ces termes :

« Paris, )e 18 pIuTidse, l'an II de la Itipublique une et indivisible,

a Le Ministre de l'Iatérïear aux membres composant le Conserratoire du Muséum des Arts.

« Par une lettre du 15 oirtse dernier, j'avois chargé la commission supprimée du Muséum de me donner son avis sur la pendule départementale du citoyen Janvier, déposée par cet artiste au Muséum et qu'il offre de cédera la nation au prix de l'estimation. Vous verrez, citojens, par la réponse ci-jointe quem'ont faite, le 23 nivôse, les membres de cette Commission, qu'ils ont jugé cette acquisition intéressante pour le Muséum et qu'ils en ont porté la valeur à deux mille huit oents livres. Comme je n'ai pas encore pris aucune décision sur cet avis et que l'acquisition proposée ne pourroit être faite que sur le fonds annuel de cent mille francs, destiné, par le décret du 21* du présent mois, aux dépenses relatives au Musée de la République et à d'autres objets qui intéressent les sciences et les arts, j'ai jugé que le Conservatoire, intéressé lui-même à ce que ce fonds ne soit consacré qu'à des objets propres à enrichir le Muséum, ne pouvait être que très-utilement consulté avant de rien terminer. Je vous iavite en conséquence à me faire parvenir incessamnient votre rapport, attendu que le citoyen Janvier annonce avoir un besoin pressant de la somme que la Commission étoit d'avis de lui faire payer, pour te prix de cet ouvrage unique dans ce genre. n Paii£. b

Je ne sais pas si les membres du Conservatoire, qiii succédaient à la Commission d'organisation du Muséum, revinrent sur la décision de leurs prédécesseurs; en tout cas le Conservatoire aussi aimait beaucoup les pendules * et on ne doit pas l'en blâmer, car elles pouvaient n'être pas toutes des jouets sans valeur d'art. Il leur donnait une place d'honneur au milieu delà galerie.

1. d parie, le troisième jour complémentaire an IV de la République une et indituible. •

H Le Miniatre de l'Inténeur aui i « Je vons imite de pins i tous m

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