AMICO OPTIMO MONUMENTUM POSUIT
La dernière édition du même ouvrage, donnée en 1732 et revue par Mariette, décrivait ainsi le même monument :
Tombeau de Michel de Marolles, autrefois dans l'église Saint-Sulpice. ( Fac-similé et réduction du dessin de Gaignières. )
« Michel de Marolles, abbé de Villeloin, avoit de l'érudition, et il étoit estimé des gens de bien, à cause de la pureté de ses mœurs. Il s'étoit attaché h faire des traductions fraiiçoises de plusieurs anciens auteurs, dans lesquelles il n'a pas réussi. Mais ses Mémoires sont curieux, parce qu'on y apprend plusieurs faits qui regardent l'histoire, les belles-
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lettres et les sciences. Il avoit ramassé une grande quantité d'estampes, dont la plus considérable partie a passé dans la Bibliothèque du Roi ; il en avoit fait imprimer des catalogues qui sont devenus rares. On voit l'épitaphe de cet abbé entre deux chapelles, sur un pilastre du grand corridor, oii il est représenté dans un grand médaillon de marbre blanc, sur lequel s'appuye un Génie pleurant, qui tient son flambeau renversé. C'est un ouvrage de Barthélémy de Melo, sculpteur de l'Académie, qui a longtems travaillé à Rome sous les maîtres les plus renommés. On lit au bas de cette épitaphe : Michaeli de Marolles », etc. », comme ci-dessus ^
On peut contrôler Inexactitude de la description de Germain Brice enlisant dans la Description de Paris par Piganiol- : (( Sur un pilastre du grand corridor ou bas côté qui est au Nord, auprès de la chapelle de Saint-Charles, on voit le portrait en buste de marbre blanc de Michel de Marolles, posé sur une représentation de tombeau de marbre jaspé, et soutenu par un génie pleurant, qui, d'une main, tient un flambeau renversé et de l'autre essuie ses larmes. Ce portrait est décoré d'une mitre et d'une crosse et accompagné de beaucoup de Hvres épars. Au-dessous, .'^ur une table de marbre noir, posée dans une bordure de marbre est gravée l'épitaphe suivante : Michaeli de Marolles, etc. Ce monument est de l'invention et de l'exécution de Barthélémy de Melo, sculpteur de l'Académie royale de peinture et de sculpture... Michel de Marolles embrassa l'état ecclésiastique et passa sa vie à cultiver les sciences et les arts. Depuis l'an 1619 qu'il donna la traduction de Lucain jusqu'en 1681 qu'il mourut, il s'occupa, sans relâche, à composer des ouvrages et à les donner au public. l\ a traduit presque
1. Description de la ville de Paris et de tout ce qu'elle contient de plus remarquable, par Germain Brice. 1752, tnme III, p. 4o2 et 4o3.