A SAINT-DENIS
{ Fac-similé d'une planche de Millin.)
fragment fut détaché du mausolée primitif et finit par s'égarer au milieu des débris accumulés sous les hangars des chantiers de Saint-Denis. La provenance originelle que je lui assigne n'est pas douteuse, car il a été gravé, avec l'ensemble du tombeau, dans les Antiquités nationales de Millin * et dans la Statistique monumentale de M. Albert Lenoir. Il faisait partie d'une composition d'inspiration évidemment italienne, mais lui-même n'est pas du tout nécessairement italien par l'exécution, pas plus que les anges posés sur le tombeau des enfants de Charles VIII, à Saint-Gatien de Tours.
Voici une tête d'homme sculptée en terre cuite qui réclame pendant quelques instants toute notre attention. Les yeux sont fermés, et les traits sont encorç contractés par les dernières convulsions de l'agonie. Hauteur, 0™,20. Cette tête, qui malheureusement est mutilée à l'endroit du nez et dans la partie inférieure de la barbe, a été trouvée par moi scellée au plâtre dans le mur d'un magasin, à côté d'autres
racors d'une frize à entrelacs, fleurettes, portant de long deux mètres vingtcinq centimètres, et de large vingt-cinq centimètres. — Une frize dans le milieu de la corniche qui couronne ledit monument, ainsi qu'en retour, composée de figures, rinseaux et autres, ayant de long deux mètres soixante centimètres sur huit de large. — Pour nettoyer les deux pilastres en albâtre avec les chapiteaux et les arabesques qui sont dedans, portant lesdits pilastres uu mètre cinquante-six centimètre de haut. — Pour nettoyer le bas-relief en marbre du milieu, composé de figures dans des niches où il est, pilastre et arabesque, portant de haut un mètre sur deux mètres trente-six centimètres de long et le jointoyé partout. — Nettoyer la statue en marbre de Renée d'Orléans. — Avoir fait et posé la sculpture dénommée ci-dessus audit monument. — Le nettoyage et fourniture de pilastre. — Ensemble, vaut la somme de trois cents francs. »
La planche LXXXVIII du Musée des Monumens français nous montre comment Lenoir avait arrangé le tombeau de Renée d'Oriéaus-Longueviile, qui portait sur son catalogue le numéro 95.