‹ Alexandre Lenoir (volume 5)Chapitre 12 sur 124 · Article 694 du Journal de Lenoir · texte numérisé non relu

Article 694 du Journal de Lenoir

2. Article 563 du Journal de Lenoir, ainsi conçu : « Ledit [13 prairial an III], reçu du même lieu [une salle du Louvre] plusieurs fragmens en morceaux antiques ornés de bas-reliefs. — Plus, des pierres celtiques, ornées de bas-reliefs, antiquités françoises découvertes à Notre-Dame en 1711. — Le médaillon de Cayltis, marbre blanc. — Une inscription grecque, en marbre, en forme de balustre, — Deux autres inscriptions grecques, etc.. »

3. La lecture de l'article 363 du Journal de Lenoir prouve que le médaillon de Caylus provenait bien de l'ancienne salle d'assemblée de l'Académie des inscriptions au Louvre.

4. Le Musée des Monumens français, tome V, p. 154, est encore plus explicite. La phrase s'y termine par ces mots : « Le tout par Vassé fils. »

employé, devait servir au tombeau de Caylus, mort en 1763 (lisez toujours d765).

Mais je dois m'arrêter ici pour prévenir une confusion qui pourrait naître dans l'esprit du lecteur. li faut distinguer ce cénotaphe d'un autre mausolée, élevé à Caylus, dans l'église de Sainl-Germain-l'Auxerrois, et qui passa également par le Musée des Petits-Augustins pour arriver au Louvre, après que Lenoir en eut changé la destination. Dès le 15 frimaire an II, le célèbre sarcophage de porphyre était entré aux Petits-Augustins'. En l79o, Lenoir le décrivit ainsi, dans la Notice historique des monuments des arts réu72is au Dépôt national, rue des Petits-Augustins, l'An IV de la République,^. 22. : « N° 101. — Saint-Germain-l'Auxerrois. — Un sarcophage en porphyre de 3 pieds de long sur 21 pouces six lignes de haut et 21 pouces de large, posé sur des supports aussi de porphyre, représentant des têtes et des griffes de chats sauvages.

« Ce monument égyptien sers oit de cénotaphe au savant Caylus, qui l'avoit apporté d'Italie. La lampe et le médaillon de Caylus, en bronza, sont de Vassé; les termes de marbre blanc, qui portent le tout, sont de Michel Anguier.

« J'ai déposé dans ce sarcophage précieux les cendres du célèbre Descartes, mort en Suède, en ICoO. Il fut enterré à Sainte-Geneviève, en 1667. »

La description de Lenoir, en mettant à part les pièces de marbre blanc ajoutées après coup, est conforme à l'image du tombeau telle que nous l'a transmise une estampe infolio, au bas de laquelle on lit : Vassé invenit. — P. Chenu sculpsit. Le sarcophage de Caylus, devenu par hasard le tombeau de Descartes, ne garda pas longtemps sa nouvelle

1. N° 170 du Journal de Lenoir : « Le 13 dudit [frimaire, an II], reçu du citoyea Daujon, administrateur et membre de la commune de Paris, le beau tombeau antique en porphyre, venant de Saint-Germain-l'Auxerrois, où il servoit de cénotaphe à Caylus. »

Figure destinée à un monument élevé en l'honneur du comte de Caylus. (Musée du Louvre.)

affectation. 11 fut réclamé pour le Musée du Louvre, et livré à l'administration de ce musée par Lenoir, le 9 germinal an Y '. On peut le voir actuellement, au Musée des Antiques, dans la salle de la Pallas, près d'une fenêtre donnant sur le jardin-.

Il ne peut pas y avoir de doute sur l'attribution du médaillon. Ce portrait est incontestablement l'œuvre de Vassé, sous le nom duquel il a été exposé, en 1767, comme une propriété de l'Académie des Inscriptions ^ 11 décorait encore, en 1787, la salle d'assemblée de cette Académie*. On en voit un moulage au Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale, sur lequel on lit : « Caylus né en 1692, mort en 176S, fait par Vassé, sculpteur du Roy, d'après un plâtre moulé sur nature. » Pour la pleureuse, je conçois qu'on puisse suspecter l'exactitude de l'attribution donnée par Lenoir, et j'aurais voulu relever, dans quelque texte contemporain, la description exacte de la figure de Vassé fils. Mais les documents n'abondent pas sur ce médiocre sculpteur, et je n'ai pu retrouver la mention formelle de l'existence de cette statue. Cependant, il est bien certain que Vassé a consacré tout le talent qu'il avait à fabriquer des pleureuses. C'était sa spécialité. Alors, quoi de plus naturel qu'un des nombreux exemplaires d'une figure souvent répétée soit passé inaperçu? On lit, en effet, dans les Lettres à Madame **, siir les peintures^ les sculptures et les

i. N» 1030 du Journal de Lenoir : « Le 9 germinal aa V, remises faites à l'administration du Musée du Louvre de statues et de fragmeus de statues antiques... de vases et tombeaux antiques venant d'un magasin du Louvre; — d'un idem, en porphyre, venant de Saint-Germain-l'Auxerrois. »

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