N" 685 de mon édition du Journal de Lenoir
3. Lenoir, Musée des Momnnens français, t. V, p. 184 : « A Saint-Paul, une statue en marbre représentant Jésus au moment de sa résurrection, par
s'agit ensuite de nos deux soldats de marbre. En effet, Lenoir indiquant plus tard, en 1816, par ordre du ministre de l'intérieur, M. de Yaublanc, l'origine de toutes les pièces de son musée, s'est exprimé ainsi au sujet du monument composé en l'honneur de Pomponne de Bellièvre :
Figure destinée à décorer la chapelle des Valois à Saint-Denis. (Musée du Louvre.)
{( N" 159. — Ce beau monument d'architecture du seizième siècle a été acheté au propriétaire des matériaux du couvent de Saint-Anastase. Le buste en marbre représentant Pomponne de Bellièvre, que Ton voit dans une niche
Germain Pilon. » C'est le 1er brumaire an IX que ce marbre fut donné à l'église Saint-Paul. On lit, en effet, dans le Journal de Lenoir, n° 1110 de mon édition : « Le ler brumaire an XI, autorisation pour remettre à la disposition de M. le curé de Saint-Paul : l» une statue en marbre de Germain Pilon représentant Jésus-Christ ressuscitant; 2° une Mère de Douleur, aussi en marbre, provenant tous deux de la salle des Antiques. »
circulaire, vient de Saint-Germain-l'Auxerrois. Le soldat couché, exécuté en marbre blanc par Germain Pilon, placé au-dessus de la corniche, vient de la salle des Antiques, au Louvre. »
Plus loin, dans le même état adressé au même ministre, on lit : « N° 349. — De la salle des Antiques. — Deux statues en marbre et demi-couchées représentant (l'une) un soldat appuyé sur son bouclier, étude de Germain Pilon, placé au-dessus du monument d'architecture de l'hôtel d'O, Vieille rue du Temple. — Voy. le numéro 159. — L'autre soldat sculpté aussi en marbre, par le même auteur, est placé au-dessus de la chapelle d'Anne de Montmorency, qui est placée dans le jardin. » J'ai montré par les gravures, dans le tome II à' Alexandre Lenoir, son Journal et le Musée des Monuments français \ l'usage que Lenoir avait fait de ces sculptures.
La bizarre disposition de ces deux statues, leur isolement réciproque, leur adaptation à des monuments pour lesquels elles n'avaient point été exécutées, n'entrèrent pas dans les premières intentions du fondateur du musée des Petits-Augustins. Ce fut la conséquence du don de la figure principale fait, en l'an XI, à l'église Saint-Paul. On voit dans le Catalogue du Musée des monuments français, éditions de l'an V, de l'an YI et de l'an VIII, comment les trois marbres avaient été placés originairement par Lenoir : « N" 124. — Un groupe en marbre blanc, composé de trois figures représentant la Résurrection du Christ. Pilon, dans cette exécution, étoit inspiré du style de Michel-Ange. Ce morceau précieux, quoiqu'imparfait, n'avoit jamais été placé. Je l'ai composé tel qu'on le voit dans le musée, en cherchant à me rapprocher des idées de son auteur, w
Il est donc absolument certain que les marbres n°* 199 et 197 du catalogue actuel du Louvre, groupés avec le