‹ Alexandre Lenoir (volume 5)Chapitre 49 sur 124 · Les Arts à la cour des papes,t, l<=r^ p · texte numérisé non relu

Les Arts à la cour des papes,t, l<=r^ p

célèbre arc de triomphe d'Alphonse d'Aragon. On retrouve, nous serable-t-il, dans cette œuvre, toute de décoration et pleine d'inégalités, quelques-unes des qualités et quelquesuns des accents que nous avons signalés dans le bas-relief du Louvre.

Le champ des investigations pourra, nous l'espérons, être circonscrit davantage. Le registre pontifical d'où M. Bertolotti a tiré son renseignement relate un payement fait à maître Eusebio da Caravaggio « pro deposito... de corpore quondam magnifici domini Roberti de Arimino ». Le mot depositum doit peut-être s'entendre aussi bien dans le sens de tombeau que dans celui d'enterrement, et la somme payée peut regarder aussi bien le sculpteur que l'architecte ou le simple maçon qui, suivant les habitudes de l'époque, pouvaient être un seul et même homme. 11 ne serait pas impossible que quelque jour un document nous apprît que le Robert Malatesta du Louvre est l'œuvre d'un ouvrier aussi obscur que cet Eusebio da Caravaggio. Loin de moi la pensée de me servir du texte de M. Bertolotti pour assigner, à priori^ à ce nouveau venu, qui n'est peut-être qu'un vulgaire manœuvre, la paternité d'une œuvre aussi considérable. Mais je désire ne pas l'exclure sans réflexion du nombre des concurrents dont les titres seront à examiner. En tout cas, la dureté de certaines parties de l'exécution, le brusque parti pris tout lombardo-vénitien du ciseau, le système des évidements à l'aide desquels les très forts reliefs se détachent du fond, ne feront jamais obstacle à qui voudra rattacher , par un lien quelconque et une influence quelle qu'elle soit, cet ouvrage au nord de Tltalie. M. Mûntz a d'ailleurs signalé dans son livre la présence à Rome, dès le règne de Paul II, de nombreux représentants des arts de l'Italie septentrionale.

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