II
Dames, dans la nef, près la muraille, à costé de la duchesse d'Orléans, sa mère ; deux pieds de large. L'on dit que c'est
statue d'enfant provenant de Pont-aux-Dames, trouvée à Versailles, et tête d'enfant trouvée au musée du Louvre.
le plus jeune des deux enfans. » Ce dernier monument est certainement le numéro 1733 de l'Inventaire de Louis-Philippe. Tl est encore reconnaissable, malgré les mutilations et l'ablation de la tête qu'il a subies. Cependant tout cela
ne nous fournit rien sur la figure de jeune fille dont nous cherchons la trace. L'incertitude augmente quand on lit V Histoire généalogique du P. Anselme, tome P', page 96, oii il est établi que Jeanne, fille de Charles IV, inconnue, dit l'auteur, aux généalogistes, mourut le 17 mai 1321, et fut enterrée à Maubuisson. Sans doute quelques-uns des enfants de Charles IV ayant été inhumés dans l'abbaye de Pont-aux-Dames {Histoire généalogique^ ibidem)^ il est possible que la princesse, dont la statue vient de se reconstituer au Louvre, ait appartenu à la famille royale, mais rien ne prouve ce fait, et il est prudent de réserver le champ libre aux révélations de l'avenir.
La troisième figure d'enfant, sur laquelle nous manquons de renseignements précis et dont nous donnons également l'image, doit-elle être rapprochée d'une petite tête trouvée récemment dans un vieux magasin au Louvre? Nous ne pouvons que poser la question.
Jeanne de Communes, comtesse de Penthièvre, femme de René de Brosses, fille de Philippe de Commynes, statue de marbre provenant de la chapelle que l'historien de Louis XI s'était fait construire dans l'église du couvent des Grands- Augustins, à Paris. Dès le seizième siècle, Gilles Corrozet, dans ]es,Antiquiiez, Croniqueset Singularilez de Paris, édition de 1586, folios 86 et 89, nous a parlé de la chapelle de Commynes et de la sépulture de sa fille, qui «gist en la même chapelle sous tombeau de marbre et d'albastre». Millin aussi, dans ses Antiquités nationales, tome III, xxv, page 10 et suivantes, a conservé le souvenir de cet édifice et a laissé de la statue de Jeanne une description et une image, grâce auxquelles nous avons pu la reconnaître, bien que les traditions se fussent perdues et que ce monument fût
abandonné comme objet de rebut. Au moment de la suppression d'un grand nombre d'établissements religieux, en 1791 et 1792, la statue de Jeanne de Comraynes avait été recueillie au dépôt des Petits-Augustins [Journal de Lenoir,
Jeanne de Penthièvre.
fille de Philippe de Comiuynes.
Statue de marbre. ( Musée du Louvre. )
Jeanne de Penthièvre.
Fac-similé de la gravure des Antiquités
nationales de Millin.
n° 15, et Notice succincte de 1793, n^' 18 et 34). Depuis l'an V, elle occupa, conjointement avec celles des père et mère de Jeanne, le numéro 93 du Catalogue du Musée des M onumens français jusqu'àla ferraeturede cemusée. A cette funeste époque, tandis que les statues de Commynes et d'Hélène de Chambes étaient laissées dans la cour de l'École des Beaux-Arts, elle fut portée à Saint-Denis, oii elle resta