PROJET DE GERMAIN PILON POUR LE MAUSOLÉE DU CARDINAL DE BIRAGUE
Erigé primitivement en l'église de Sainte-Catherine du Val-des- Écoliers, d'après le dessin de Germain Pilon conservé à la Bibliothèque nationale.
l'aide de deux gravures sur bois, dont nous publions les facsimilés. Ces gravures, exécutées d'après des dessins de Rabel, laissent beaucoup à désirer au point de vue de l'exactitude.
Voici dans quelles circonstances le tombeau décrit par Bonfons et dessiné par Rabel fut élevé. Aussitôt après la mort de René de Birague, ses héritiers, la marquise de Nesle, sa fille et le commandeur César de Birague, son parent, s'occupèrent de lui faire ériger un mausolée. Ils le commandèrent à Germain Pilon, qui, comme on le verra tout à l'heure, se trouvait désigné pour ce travail, et ils passèrent avec lui un contrat pour l'exécution du monument. Un dessin fut remis par Pilon, approuvé par les héritiers, signé et parafé ne varietur par deux notaires. Ce dessin existe encore et est conservé à la Bibliothèque nationale; je l'ai déjà publié en 1878 dans VArt. On lit au verso : « Le présent desseing a esté signé et paraphé par les notaires soubsignez suivant le contract et marché fait par Germain Pilon avec madame la marquise de Nesle et monsieur le commandeur de Birague à ce présent. Fait et passé par-devant les notaires soubsignez ne varietur. Fait ce premier jour de febvrier mil V'= quatre-vingt-quatre.
Le Rossignol, Goguyer. »
Le Laboureur, dans les Tombeaux des personnes illus' très *, a mentionné à son tour l'existence de la chapelle de Birague dans les termes suivants : « En l'une des chappelles de la nef de cette église, laquelle on surnomme ordinairement de Birague, parce que ce cardinal la fît richement orner de marbre de plusieurs couleurs, se voyent deux magnifiques tombeaux, l'un desquels a esté par le mesme preslat dressé à la mémoire de Valentine Balbiani, qui fut sa femme avant qu'il eût embrassé la vie ecclésias-