‹ Alexandre Lenoir (volume 5)Chapitre 99 sur 124 · FRAGMENTS D'ARCHITECTURE DE DIVERSES ÉPOQUES · texte numérisé non relu

FRAGMENTS D'ARCHITECTURE DE DIVERSES ÉPOQUES

Parmi les pièces que je fus étonné de rencontrer encore dans une mine aussi souvent et naguère aussi profondément exploitée, se classe en première ligne, par son importance et par la date de son exécution, un chapiteau de marbre blanc. Dans le nord de la France, les sculptures taillées sur place, dans le marbre blanc, sont fort rares. La matière première n'étant pas fournie par la nature, ni couramment apportée par le commerce, les sculpteurs de ce pays, au moyen âge, n'avaient ordinairement à leur disposition, en fait de marbres, que les débris des ouvrages antiques de l'époque romaine \ Toute sculpture en marbre de l'école romane, ou même des premiers temps de l'école gothique, ayant un caractère français bien tranché et trouvée sur notre sol, suppose la destruction préalable d'une œuvre antique, et on peut dire que la plastique du moyen âge, comme la paléographie, a chez nous ses palimpsestes.

Je ne connaissais le monument rencontré à Saint-Denis, ni par une description complète, ni par une image. Lenoir,

1. Voyez Viollet-]e-Duc, Dictionnaire t^aisonné d'architecture, Y° marbre.

qui l'a possédé dans son musée, ne l'a pas mentionné dans ses catalogues ; M. de Guilhermy ne l'avait pas signalé, nommément dans la liste publiée par le Bulletin de la Société des Antiquaires, en 1876 [Mémoires de cette Société, tome XXXVII, p. 197 et 198), qui énumère quelques-uns des objets enfouis dans les magasins de Saint-Denis. Notre regretté confrère ne m'en avait jamais parlé. Sa sagacité n'en aurait certainement pas méconnu l'importance ; et il faut admettre que cette sculpture, dans ses parties les plus curieuses, avait toujours échappé à ses intelligentes investigations, cachée qu'elle était sous d'énormes madriers qui portaient la plupart des objets enlevés depuis pour le musée de Cluny, ou employée momentanément, dans la basilique, à quelque décoration provisoire, sans qu'il fût possible d'en examiner la face postérieure*. Ce qui est non moins extraordinaire, c'est qu'elle n'ait pas été mise en lumière par Viollet-le-Duc qui, à ma connaissance, n'en a jamais rien dit dans son Dictionnaire d'architecture, ni au mot chapiteau, ni au mot sculpture, ni au mot marbre. Le monument oublié dans l'ombre mérite cependant une mention spéciale et une description détaillée. Ce chapiteau était destiné à être engagé dans une œuvre de maçonnerie. Trois de ses faces, les seules qui pussent être vues, ont été sculptées. 11 a dû couronner quelque colonne engagée dans un pilier d'une

1. C'est évidemment à celte circonstance qu'il faut attribuer le silence de M. de Guilhermy sur la valeur de cette pièce, car il en a connu du moins la face antérieure. Il en parle ainsi dans sa Monographie de Saint-Denis, p. 208 : « ... L'autre chapiteau est en marbre blanc; nous en ignorons l'origine. On assure qu'il avait été porté de Saint-Denis aux Petits-Augustius. Le slyle du travail accuse au moins le onzième siècle. Nous y voyons sculpté un sujet que les artistes romans ont singulièrement affectionné, Daniel dans la fusse aux lions. Le prophète, assis, la tète appuyée sur la main gauche, semble sommeiller paisiblement entre deux lions énormes auxquels le sculpteur s'est efforcé de donner un aspect effrayant. Les deux chapiteaux surmontent de mauvaises colonnes modernes en pierre, de forme octogonale, sur lesquelles on a reproduit les monogrammes de Dagobert et deNantilde, tels qu'ils existent dans nos plus anciens monuments de paléographie. »

église romane de construction analogue à celle de la nef de Saint-Germain des Prés, à Paris. Le sujet qui le décore représente Daniel dans la fosse aux lions. Le même sujet se trouve sur un chapiteau roman de Saint-Benoîi-sur- Loire, signalé dans le Bulletin momimental^ tome XXII,

Chapiteau de marbre de l'abbaye Sainte-Geneviève de Paris,

taillé au douzième siècle dans un chapiteau de la basilique de Clovis. Face.

(Musée du Louvre. )

p. 129, et sur un autre chapiteau roman du musée de Toulouse, photographié par M. Bélon. Cette sculpture, avec toute l'âpreté de son style, avec son magot rabougri, aux yeux hébétés, pour personnage, et ses animaux fantastiques et conventionnels, d'une tournure chinoise ou indienne, date de la fin du onzième siècle, ou plutôt du douzième siècle. Notre excellent collaborateur, M. Letrône, l'a fidèlement traduit dans son dessin. C'est un très bon spécimen de l'art roman, dans sa période hiératique. Il présente de nombreux points de ressemblance avec quelques monuments connus

de la sculpture romane, et surtout avec le chapiteau publié par Viollel-le-Duc, dans son Dictionnaire d'architecture (V chapiteau, n" 12). Le caractère chimérique et baroque des figures, — notamment de celles des animaux, — malgré la sauvagerie et la crudité de leur style — n'exclut pas une certaine finesse d'exécution. A considérer la matière, précieuse pour l'époque, dans laquelle la sculpture est taillée, on comprend qu'on doit être en présence de l'œuvre soignée el caressée d'un artiste qui a voulu faire honneur à la pierre de choix qu'il décorait.

C'est donc un type excellent à classer dans les collections du Louvre, pour représenter toute une période de l'histoire de l'art. Mais ce monument possède en outre un caractère qui le recommande tout particulièrement à l'attention des historiens. Le marbre a reçu successivement l'empreinte de deux arts différents. En efiet, si l'on examine attentivement la face postérieure du chapiteau, celle qui était destinée à être engagée, comme la colonne elle-même, dans le pilier de l'église, on y remarque la trace encore visible de feuilles d'acanthe. Ces feuilles, après y avoir existé, ont disparu, mais non pas toutes, sous le marteau qui s'est borné à abattre les volutes trop saillantes, et à parer sommairement la face qu'on devait relier à la maçonnerie. Notre chapiteau roman n'est donc que le restant d'un gros chapiteau corinthien, dont il a été tiré, comme il l'aurait été d'un bloc venant de la carrière. Son auteur s'est attaqué à une œuvre antique, comme il aurait opéré sur une pierre quelconque. Nous touchons du doigt, par ce fait, à une curieuse transformation de l'art, qui se produisit quand l'école nationale, franchement émancipée de l'imitation servile, ne se contenta plus, comme aux temps barbares, d'utiliser des fraL'ments antiques ou de les copier. Cette école fait ici manifestement œuvre personnelle, et dédaigne à ce point l'art antérieur, qu'elle lui demande, non plus des mo-

dèles et des formules à suivre, mais des matériaux à transformer.

D'où provenaient précisément et la sculpture romane et la sculpture romaine de notre chapiteau ? A quels monuments d'architecture a-t-il successivement appartenu? Il

Chapiteau de marbre de l'abbaye Sainte-Geneviève de Paris,

provenamt de la basilique des saints Apôtres, élevée par Clovis. Revers.

Sixième siècle. (Musée du Louvre.)

n'est pas même nécessaire de résoudre ces questions pour pouvoir, dès maintenant, affirmer l'importance du témoignage que le marbre trouvé par nous à Saint-Denis vient apporter à l'histoire de l'art. Sa pure et simple exposition est, à elle seule, un enseignement. Supposons un instant que nous ne sachions rien sur sa provenance, la présence de ce monument à Saint-Denis n'aurait rien d'extraordinaire. Point n'est besoin d'imaginer qu'il ait dû être apporté de bien loin. Il existe à Paris assez d'autres chapiteaux de marbres contemporains de celui-ci, pour établir qu'au

moyen âge un sculpteur de l'école romane pouvait trouver sous sa main, dans les ruines de l'ancienne Lutèce, la matière première nécessaire à un ouvrage semblable à notre chapiteau. Ce sont les six chapiteaux de l'église de Montmartre, tirés de la basilique mérovingienne primitive, sculptés en marbre et parvenus jusqu'à nous avec leur décoration originelle. [Statistique monumentale d'Albert Lenoir. Egl. de Monmartre, pi. VIII et IX, et explication des planches. ) N'oublions pas non plus le chapiteau de marbre publié par M. Lenoir, dans le même album, parmi les monuments de Notre-Dame ( Egl. de N.-D., pi. XIX, et Paris à travers les Ages, 12* livraison, p. 5, fig. 3), et le petit chapiteau de Saint-Germain des Prés, dont il sera question plus loin. La basilique de Saint-Denis elle-même a possédé des chapiteaux de marbre (Guilhermy, Monographie de Saint-Denis, p. 16, 17 et 18; Lenoir, Musée des Manumens français, t. VII, p. 64).

La France peut montrer d'ailleurs d'autres chapiteaux ou d'autres sculptures datant approximativement des cinquième, sixième ou septième siècles, qui nous permettront de faire d'utiles comparaisons. J'en ai remarqués au musée de Marseille, au musée du Puy en Velay, au musée de Narbonne ^, au musée de Nantes ^ ; à Moissac ^, dans l'église ;

1. N° 544. Voyez aussi un autre chapiteau sans numéro apparent, placé dans une salle située au bas de l'escalier menant du musée à la cathédrale.

2. « Nous décrivons sous le numéro 39 », dit M. Parenteau dans son Catalogue du musée de Nantes, « un magnifique chapiteau en marbre blanc, malheureusement fragmenté, orné de feuillages d'acanthe de forme antique; les caulicoles affectent la forme de bandelettes; au centre, une croix grecque inscrite dans un cercle. Ce chapiteau, découvert au chevet de la cathédrale de Saint-Pierre de Nantes, devait faire partie de la basilique élevée par saint Félix et célébrée par Fo^tunal. La colonne devait avoir de 16 à 18 pieds de haut. (Fouilles du chœur de Saint-Pierre enlSi9, pi. VIII, n° 1, hauteur, Qm^TO). » Les traces de feuilles d'acanthe sont absolument les mêmes qu'au Louvre. Nous reviendrons ci-après sur cette belle pièce.

3. A Moissac, à gauche dans l'église, on voit un sarcophage mérovingien supporté par deux chapiteaux en marbre de la même époque. Sur la corbeille sculptée de ce» chapiteaux, deux oiseaux becquètent une pomme de pin ou

AU xMUSÉE DU LOUVRE 383

à Bordeaux, dans l'église Saint-Seurin', etc. Le grand ouvrage de JM. LeBlant sur les sarcophages chrétiens de la Gaule nous fournirait encore plus d'un exemple probant, et je me garderai bien d'omettre une pièce fort précieuse à classer dans la série, quoique, par exception, cette pièce ne soit pas en marbre. Il s'agit d'un petit chapiteau en pierre calcaire trouvé par M. Héron de Villefosse en Algérie, à Ain-Zoui (Vazanis). Rencontrée près du désert, cette sculpture possède une date assez facile à déterminer. De toute nécessité, elle est antérieure à l'invasion de l'Afrique par les musulmans.

Les feuilles d'acanthe de la plupart de ces chapiteaux ne sont pas sans analogie avec ce qui subsiste de la décoration primitive du chapiteau du Louvre. Le travail de la sculpture, dans presque tous les monuments comparés, date partout d'un bas temps. Nous proposerions donc, à priori^ de voir dans le chapiteau du Louvre, un fragment tiré de quelque basilique chrétienne de Paris, et retaillé sur place au douzième siècle, par un artiste roman.

Mais, par une étrange fortune, nous sommes en état de faire directement une démonstration bien plus concluante encore. Le Heu précis où le chapiteau de marbre fut originairement trouvé nous est parfaitement connu. C'est le sol même de Paris qui nous l'a rendu.

Les circonstances de la découverte sont scientifiquement constatées et datent presque d'hier. C'était en 1807. Frochot embellissait à sa manière la montagne Sainte-Geneviève et, naturellement, on continuait, pour parvenir à ce résultat, de démolir les édifices que la Révolution avait laissés debout. On remplaçait les monuments par des rues, et

une fleur de chardon. Ce sont peut-être deux morceaux d'une basilique antérieure.

I. A Saint-Seurin, chapiteau de marbre, au portail, en entrant à gauche. Dans la crypte, on voit des sarcophages et des bas-reliefs offrant, dans le feuillage, beaucoup d'analogie avec la sculpture dont nous parlons.

la rue Clovis n'était pas encore venue consacrer, par les baraques qui la décorent, le souvenir de la fondation de la monarchie française. Frochot, il faut lui rendre cette justice, agissait du reste en galant homme, et avait réservé les droits de la science. « M. le conseiller d'État, Frochot, préfet du département de la Seine «, dit Lenoir, dans l'édition de 1810 de son catalogue, page 51, « a ordonné qu'il seroit fait de fouilles dans l'église avant de la livrer à la destruction. MM. Rondelet, membre de rinstitut, et Bouda, architecte des Domaines, ont été -nommés commissaires pour surveiller ces fouilles. J'ai été appelé pour les assister. » Les fouilles et recherches commencèrent le 10 mai 1807. Leur résultat, joint à celui des démolitions, fit entrer d'importants monuments au Musée des Monuments français. La pièce principale était notre chapiteau de marbre ; et un document survit pour établir judiciairement sa provenance.

« Paris, ce 16 mai 1808.

Alexandre Lenoir au Ministre de l'intérieur. Monseigneur, j'ai l'honneur de vous adresser l'état des avances et déboursés pour le transport au Musée des Monuniens français des monumens du moyen âge qui ont été rései^vés de la démolition de l'ancienne église Sainte-Geneviève, ainsi que les sculptures de l'école de Jean Goujon qui décoroient l'une des maisons du pont Saint-Michel : 1° Quinze tombeaux anciens en pierre creusés dans la masse, que l'on croit être ceux de Clovis, de Glotilde et de ses enfans, etc.*; 2° quatre chapiteaux qui couronnoient les gros piliers de l'église, représentant une zodique complets, plus quatorze chapiteaux plus petits, dont un en marbre représentant Daniel dans la fosse aux lions. Le.noir.

Nous avons maintenant le droit d'affirmer que cette sculpture dédaignée, incomprise et absolument inconnue, est un monument capital pour l'art et pour l'histoire de

1. Quelques-uns de ces tombeaux sont gravés clans la Statistique monumentale de M. Albert Lenoir.

2. Ces chapiteaux sont dans la cour de l'École des Beaux-Arts.

noire pays. On sait qu'après la défaite et la mort d'Alaric, roi des Visigoths, à la bataille de Vouglé, Clovis et sainte Clotilde, en actions de grâces de leur victoire, firent élever sur la montagne Sainte -Geneviève une église dédiée à Saint-Pierre et à Saint-Paul. Ils y choisirent le lieu de leur sépulture. C'était une basilique aux chapiteaux de marbre décurés nécessairement, comme ceux de l'abbaye Montmartre, de feuilles d'acanthe dégénérées de Tancien style gallo-romain. Notre chapiteau conserve sur une de ses faces des traces de cette décoration originelle. On sait également que la basilique primitive devenue l'abbaye Sainte-Geneviève, détruite en 857 par les Normands, fut entièrement reconstruite aux onzième et douzième siècles et transformée en église romane. (>ette modification radicale a laissé des marques non moins évidentes sur notre chapiteau qu'elle a transfiguré, qu'elle a contresigné et authentiqué et, en quelque sorte, enregistré pour l'histoire. Saluons donc respectueusement cette vénérable pierre qui a appartenu au premier monument commémoratif d'une victoire de la France. C'est une relique nationale.

Les chantiers et magasins de l'ég'ise de Saint-Denis renfermaient une collection admirable de fragments d'architecture datant de toutes les époques de notre art et de nature à former des séries et des suites bien précieuses pour l'étude. La collection des chapiteaux notamment aurait suffi presque seule à fournir assez de documents pour écrire l'histoire de ce membre d'architecture pendant le moyen âge et la Renaissance. Le Musée de Cluny, grâce à l'activité et à la prévoyance manifestée en 1881 par son éminent directeur, la possède actuellement; elle y sera bien placée et profitera beaucoup au public, si, bien com-

prise par l'Administration, elle est disposée scientifiquement et si, par une classification méthodique, elle constitue un enseignement. Le Louvre, faute de place et avec le caractère actuel de ses collections de sculptures, n'aurait pu recueillir ces séries dans leur ensemble. Il aurait dû se contenter d'abriter quelques types choisis parmi les meilleurs de chaque série. Le sort n'a pas voulu qu'il en fût ainsi et c'est le contraire qui a eu lieu. Appelé seulement à glaner après la récolte des riches, le Louvre exposera non sans orgueil les pièces de rebut qu'il a été admis à ramasser et qui donneront une prodigieuse idée de ce qu'aurait pu être une sélection de types opérée à son profit. Tout d'abord et sans compter le magnifique chapiteau décrit ci-dessus, on lui a laissé le plus important monument de toute une série, le plus curieux fragment sculpté qui subsiste de la basilique mérovingienne de Saint-Germain des Prés dédiée à saint Vincent. H est vrai que c'est une petite pièce qui ne paye pas de mine et qui, dans son état actuel et avec ses mutilations, ne sera jamais appelée à provoquer des convoitises ou des admirations inexpérimentées. Ce n'est point là gibier d'amateur. J'ai prévu en le recueillant les objections qu'elle soulèverait. On ne se croira pas obligé de se gêner avec une personne d'aussi discrète attitude, qu'on suppose sans recommandation d'art et d'archéologie. Mais il faut se défier de cette apparente modestie. La sournoise sait bien que, même pour un monument, dans un dépôt public, le mérite et la célébrité ne comptent pour rien, s'ils ne sont constatés par une grosse étiquette. Aussi, pendant qu^elle était anonyme, s'est-elle amusée aux dépens de ceux qui la méconnaissaient et aimait-elle à se faire prendre pour un vulgaire moellon. Vérification faite, ce moellon, qui est de marbre, est gravé dans le Musée des Monumens /r««ç<225 d'Alexandre Lenoir, pi. LIX, n" ."522, et dans la Statistique moîiumentale de

M. Albert Lenoir (Atlas, église de Saint-Gerraaiii des Prés, pi. I).

C'est un monument de premier ordre. C'est tout ce qui nous reste d'une splendide basilique aux colonnes de marbre, aux lambris dorés, aux murailles et au pavé décorés de

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Chapiteau de marbre de la basilique chrétienne de Saint-Vincent, de Paris,

aujourd'hui Saint-Germain des Prés. Sixième siècle.

( Musée du Louvre. )

mosaïque dont la description nous est parvenue dans des textes historiques *. Découvert le 22 germinal an II, sous le pavé de l'église actuelle de Saint-Germain des Prés, ce chapiteau fut recueilli immédiatement par Alexandre Lenoir et classé dans son musée ^ Il appartient vraisembla-

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