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4. Alexandre Lenoir , son Journal et le Musée des Monuments français, t. I", p. 180.
matériel des objets au Louvre et, à un moment où la galerie d'Angoulême n'était pas encore ouverte, il n'alla pas demander communication des registres des Musées royaux. Il regarda prématurément comme exécutée une mesure qui, à ses yeux, était naturelle et nécessaire. Je puis affirmer^ après un examen minutieux des inventaires des Musées nationaux, que le numéro 552 ne fut pas apporté au Louvre de 1816 à 1824. Non seulement on le chercherait vainement dans l'inventaire général dressé au commencement de la Restauration ; non seulement il ne figure pas dans l'énumération des quatre-vingl-quatorze sculptures placées, en 1824, dans la galerie d'Angouléme ^ mais encore il n'est môme pas porté à l'Inventaire des objets inscrits en 1818, comme déposés en magasin^, bien que plusieurs d'entre ces derniers fussent restés, en fait, à l'École des Beaux-Arts.
ir m'est facile de prouver, d'un autre côté, que le numéro 552 de Lenoir avait été oublié, après 1816, dans les dépendances de l'Ecole des Beaux-Arts. Le marquis de Laborde, s'étant aperçu que cette sculpture manquait à l'appel, la réclama déjà, en 1851, dans les termes suivants :
«Le 28 novembre 1851 . — Monsieur le Directeur général, deux petits enfants accoudés sur le couronnement d'un tombeau, ouvrage précieux de Pierre Puget, ont été placés par M. Duban au haut d'une séparation en arcades, qu'il a jetée en travers de l'église des Petits- Augustins, aujourd'hui la salle du Jugement dernier de l'Ecole des Beaux- Arts. Cette disposition heureuse doit être respectée. Mais ce charmant morceau de sculpture, placé à 15 pieds du sol.
i. Comte de Clarac^ Description des ouvrages de la sculpture française des seizième, dix-septième et dix-huitième siècles, exposées dans les salles de la galerie d'Angouléme, Paris, 1824, in-So.