AUX PETITS-AUGUSTINS
Fac-similé de la planche 93 du Musée des Monumens français.
de la fille de ComiDynes eut une autre destinée que nous raconterons bientôt *.
Le baron de Guilhermy a consacré au tombeau et à la chapelle de Commynes trois études intéressantes dans la Bévue générale de l* architecture^^ dans les Annales archéologiques^ et dans son ouvrage sur les Inscriptions de la France^. Nous ne saurions mieux faire que d'y renvoyer. Voici les conclusions de M, de Guilhermy dans les Annales archéologiques : «Jeanne de Commynes mourut en 1514 et fut inhumée auprès de ses parents dans l'église des Grands-Augustins. Sa statue, sculptée en albâtre, a été recueillie par M. Lenoir; elle se trouve aujourd'hui déposée dans un magasin du Louvre, et nous regrettons bien qu'on n'ait pas replacé l'image de la fille, comme elle était autrefois, au pied du tombeau de son père. Mais, ce qui nous semble plus fâcheux encore, c'est que la décoration tout entière de la chapelle de Commynes ait été laissée dans la cour de l'École des Beaux-Arts, décoration d'autant plus précieuse qu'elle a été exécutée en 1S06, du vivant de Philippe de Commynes, et probablement sous sa direction. C'est, en effet, l'œuvre d'un lettré appartenant moitié au moyen âge et moitié à la Renaissance, encore chrétien, mais déjà épris des fables et des allégories de la mythologie païenne... Le moment est venu de sauver ces débris. D'après les dégradations qu'ils ont déjà éprouvées depuis qu'ils ont été appliqués aux murs de la cour d'honneur de l'École des Beaux-Arts, il n'est que trop facile de
laissés inachevés, alors que le monument était enfoncé dans une niche. H s'agit de répéter les ornements de la face principale, et ce travail ne dépassera pas une dépense de plus de 100 à 120 francs. Agréez^ etc. LÉON de Laborde. a
1. Voyez déjà ce qui est dit dans la Chronique des arts du 18 octobre 1884, p. 440.
2. T. III, p. 557, avec une planche dessinée par Labrouste, représentant quelques parties de la chapelle de Commynes.