T. Xlf, p. 93 et suiv
calculer que, dans un espace de temps très court, ils auront vu s'en aller en poussière la plus grande partie de leur ornementation. » Il y a trente-cinq ans que M. de Gui- Ihermy s'exprimait ainsi. II faut espérer que le vœu émis par notre regretté confrère sera bientôt exaucé et que les fragments épars de la chapelle de Commynes seront tous enfin rapprochés dans le musée du Louvre, ceux du moins qui porteront encore quelque trace d'ornementation. Cependant, malgré les renseignements transmis par Millin, la restitution intégrale de l'œuvre originale ne sera pas possible. Un grand nombre de morceaux manqueront à l'appel. La chapelle et le tombeau lui-môme avaient été remaniés sous Tancien régime. L'état des lieux que nous a fait connaître Millin n'était pas l'état primitif. Tout le soubassement du tombeau avait disparu avant la Révolution. IX et X. — Ces deux tôtes de lions en bronze avaient été fondues par Lenoir et employées dans la composition du mausolée de Villiers de l'Isle-Adam, qu'il avait arrangé à sa façon. Lenoir, en effet, s'est exprimé ainsi en 1816, dans un rapport à M. de Vaublanc : « N" 447. De l'église du Temple (démolie), mausolée et statue en albâtre de Villiers de l'Isle-Adam, grand-maître de Malte, mort en 1S54, à l'âge de soixante-dix ans. » [En note] : « La statue de Villiers de risle-Adam avait été coupée en morceaux et tellement mutilée qu'il a fallu recomposer entièrement le mausolée. Le sarcophage qui porte la statue est formé d'un bas-relief en pierre de liais représentant l'Adoration des rois^, que j'ai acheté à Anet; plus d'une suite d'émaux curieux acquis par M. Sellier, rue de Seine ; de deux bas-reliefs venant des Grands-Augustins, et enfin d'un bouclier^