‹ Alexandre LenoirChapitre 88 sur 143 · Description de 1806, p · texte numérisé non relu

Description de 1806, p

A L'ECOJyB DES BEAUX-ARTS 151

Musée des Monuments français ont prétendu, p. 43 de ce recueil, retrouver dans cette sculpture un fragment de la décoration de la porte Saint-Antoine.

Je crois reconnaître un peu plus loin une pauvre pierre, qui, autrefois, était sculptée. C'est une des cariatides de la chaire des Grands-Augustins. Quatre d'entre elles sont W Louvre. J'en ai reconquis naguère une cinquième, à Saint-Denis, qui est fort endommagée. Celle-ci, la sixième et dernière, est presque entièrement détruite, et, à force d'avoir été méconnue, est devenue méconnaissable. Elle ne serait pas dans ce triste état, si elle avait été plus tôt restituée au Louvre à qui elle appartient et qui l'a déjà réclamée*. Je l'ai trouvée en 1882, avec d'autres sculptures, réduite à Tétat de moellons. [Gaz. des Beaux- Arts^2^ ^v.^ t. XXVI, p. 297.)

1. Cette petite figure a été attribuée au musée du Louvre, par arrêté du ministre des Beaux-Arts^ daté du 29 janvier 18Q6^ et elle porte le numéro 8 delà liste des objets d'art dont le transfei*t au Louvre fut ordonné à cette époque sur la réclamation de M. de Longpérier. Elle était déjà bien malade en 1866^ car elle est ainsi désignée : <c ... 8<> Une figurine demi-nature, de Germain Piion, à peine reconnaissable par les mutilations, et provenant de la chaire de Tégiise des Grands-Augustins. » Voici, d'ailleurs^ Tarrêté du ministre des Beaux-Arts :

c Au nom de l'empereur^ le maréchal de France, ministre de la Maison de Tempereur et des Beaux-Arts,

« Considérant que^ lors du démembrement du Musée français des Petits- Augustins, tous les monuments de l'art, qui n'avaient pas été renvoyés dans les départements, ont été destinés au musée du Louvre;

«Que, sauf les fragments pouvant servir à l'étude de l'architecture, lesquels ont été employés dans la décoration de l'École des Beaux- Arts, ces monuments ont été, en effet, réunis aux collections du Louvre;

« Qu'il reste encore en magasin, à l'ÉroIe des Beaux-Arts, un certain nombre de sculptures et de moulages indiqués dans l'état annexé^ Tesquels objets sont de nature à être exposés dans les galeries de la sculpture française ou à servir dans l'atelier de moulage des musées impériaux;

«t Qu'il importe que les collections de l'État présentent, autant que faire se peut^ la richesse et l'unité qui les rendent le plus utiles à l'étude, « Arrête,

« Article premier. — Les bas-reliefs et figures de marbre et de plâtre, compris dans l'état annexé^ demeurés en magasin à l'École des Beaux-Arts, seront réunis aux collections analogues du musée impérial du Louvre.

« Akt. 2. — Le sénateur surintendant des Beaux-Arts est chargé de l'exécution du présent décret.

Ce grand aigle en bleu turquin^ c'est un fragment du tombeau des Boullenois, érigé dans l'église des Carmes, monument dont Lenoir avait recueilli quelques fragments.

« Parig^ 29 janvier 1866.

c Note des monuments de sculpture provenant du Musée des Monumens finançais et conservés à V École impériale et spéciale des Beaux- Arts»

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