‹ Alexandre LenoirChapitre 97 sur 143 · DU CONSERVATOIRE DE L'ÉCOLE DKS BEAUX -ARTS · texte numérisé non relu

DU CONSERVATOIRE DE L'ÉCOLE DKS BEAUX -ARTS

I. — Fragments qui complètent les monuments déjà placés au Louvre.

{** Nous avons la riche colonne funèbre qui fut érigée eu l'honneur de Timoléon de Gossé. Sur son piédestal, deux places vides attendent les génies funèbres ^ qui le décoraient et que l'on a placés des deux côtés de la fontaine, dans le fond du jardin de l'École.

2® Le monument du Pont-au-Change, exécuté par Guillain, se composait, dans l'origine, de trois figures en bronze et d'un grand bas-relief en pierre de liais : nous avons les trois figures (Anne d'Autriche, Louis XIII et Louis XIV). Nous réclamons le bas-relief ^

1. Aujourd'hui au Louvre, !!•• 215 à 217 Je la Description des sculptures des temps modernes,

2. Aujourd'hui au Louvre, n* 168 de la Description des sculptures du moyen âge et de la Renaissance.

qui les relie et complète le monument, tel qu'il est représenté dans toutes les histoires de Paris et tel qu'il existait encore avant la révolution de 1793.

3* Nous possédons, du monument funéraire de deThou, la statue de rhistorien et celle de ses deux femmes; mais le bas-relief en bronze ^ nous manque ; et, à la hauteur où il est encastré dans le mur au fond du jardin de TÉcole, il est impossible d'apprécier son mérite. M. Alexandre Lenoir, qui l'avait vu de près, nous dit, dans son ouvrage, que c'est le chef-d'œuvre d'Anguier. Le sujet fait allusion aux études historiques de l'écrivain.

4<> Le tombeau de Philippe de Commines, de sa femme et de sa fille était placé dans une chapelle entièrement sculptée et dont les fragments ont été encastrés avec art, par M. Duban, dans les murs de l'hémicycle, mêlés aux fragments presque contemporains du château de Gaillon; je respecte cet arrangement. Mais nous avons au Louvre les statues de Philippe de Commines et de sa femme qui étaient posées à genoux sur un sarcophage richement sculpté, avec leur devise et leurs armes, et ce sarcophage* est également placé dans cette cour. Je demande qu'on nous le rende. Rien ne sera plus facile que de combler le vide qu'il laissera. M. Duban reconnaît la justesse de cette réclamation.

II. — Morceaux de sculpture intéressants sous le rapport de Vart et qui sont cachés dans les caves de Vécole des Beaux-Arts ou qui se détériorent à Vair.

i ^ Une statue debout de grandeur naturelle, en pierre de liais, roi de Juda, appelé Ghildebert par M. Alexandre Lenoir, sculpture coloriée 3 de la fin du treizième siècle, provenant de Saint-Germaindes-Prés.

2** Deux génies funèbres * s' appuyant sur des torches renversées, en marbre, école de G. Pilon.

3« Quatre figures accouplées^ en deux groupes^ sculptées par G. Pilon, demi-nature. Elles formaient primitivement les angles

1. Aujourd'hui au Louvre, n» 192 de la Description des sculptures du moyen âge et de la Renaissance.

2. Au Louvre, n" 86, p. 56 de la Description des sculptures du moyen âge et de la Renaissance.

Page 1