‹ Alexis et GeorginaChapitre 18 sur 20 · LE M IL L 10 NN AIRE · texte numérisé non relu

LE M IL L 10 NN AIRE

Un mois s'est passé et chez Gerbier on n'a plus entendu parler de Duhautcours, ce qui enchante Georgina. De son côté, Franville n'a pas remis les pieds chez le capitaliste, car il ne veut pas s'exposer à sa mauvaise humeur et il ne doute pas que le refus qu'une jeune fleuriste a fait de sa main et de sa fortune n'ait cruellement blessé son amour-propre et son orgueil.

Mais si Georgina est tranquille de ce côté, elle est bien loin de l'être dans ses amours: depuis que celui qu'elle aime est soldat, la jolie fleuriste s'occupe beaucoup de politique ; elle écoute la lecture des journaux que fait quelquefois une demoiselle de son magasin pendant le moment du déjeuner ; puis elle s'informe à celles qui ont des parents ou des amis à l'armée, elle veut savoir si l'on se bat toujours, si la guerre finira bientôt ; ce qu'elle entend dire ne la rassure pas, elle tremble toujours que l'on n'envoie Alexis en Crimée, et plus elle apprend que l'on est content de lui, plus elle redoute qu'il ne fasse partie de l'armée active.

Quelquefois en rangeant dans les tiroirs de sa commode, les yeux de Georgina se portent sur la petite boite que son ami lui a remise avant de la quitter, en la^prian* de ne l'ouvrir que s'il ne devait plus revenir; alors les

regards de la jeune fille se détournent de cet objet avec une sorte d'effroi et elle murmure :

« — Oh!... je ne l'ouvrirai jamais cette vilaine boite... «je la rendrai à Alexis dès qu'il reviendra... alors s'il « veut me dire ce qu'il y a là dedans, il me le dira... « peu m'importe, je ne suis pas curieuse .. je suis bien « sûre que ce ne sont pas des lettres d'une autre femme « qu'il m'aurait priée de lui garder. »

Une nouvelle missive du jeune soldat arrive un soir chez Gerbie1, c'est Franville qui monte la lettre que la portière lui a remise.

« — C'est de notre ami ! » dit Gerbier en regardant l'adresse, « je reconnais son écriture... Tiens, Georgina, « lis-nous cela, mon enfant, eh bien, qu'as-tu donc... tu « trembles?...

« — Oui, mon père, je ne sais pas pourquoi... mais «aujourd'hui... j'ai comme un pressentiment... il me « semble que je vais apprendre quelque nouvelle fà- « cheuse...

« — Tu vois bien qu'Alexis n'est pas malade puisqu'il «nous écrit... allons, c'est un enfantillage, lis donc. »

La jeune fille a brisé le cachet, mais à peine ses yeux, qui dévorent l'écriture d'Alexis, outils parcouru quelques ligues, qu'elle pousse un cri et laisse tomber le papier, en murmurant :

« — Ah ! j'en étais bien sûre il va partir pour se

« battre !

« — Voyons !-... voyons ! dit Gerbier en ramassant la lettre d'Alexis, et, après les assurances d'amour ordinaires il lit: «j'ai été incorporé dan^s le vingtième de ligne... « on assure que nous allons être envoyés en Crimée... « quant à moi je le désire vivement, car le théâtre de la « guerre est le plus beau séjour pour un militaire...

« — Bravo! bravo!...» s'écrie Franville en se tapant sur la cuisse, « voilà un brave garçon !... un digne enfnt dae

« Paris!... oh! il parviendra celui-là!... il fera son che- « min, j'en réponds!

« -— Oui! » répond Georgina en pleurant... «il voudra « parvenir .. et c'est pour cela qu'il s'exposera, qu'il ira « au plus fort du danger et qu'il se fera tuer en voulaut « acquérir un grade...

« — Allons, petite, n'ayez donc pas de ces idées-la!... « vous croyez comme ça qu'il y a des balles pour tout « le monde à la guerre... oh ! que non... n'en a pas qui « veut! quelquefois vous les entendez siffler de tous côtés « autour de vous, et vous n'attrapez pas seulement une « petite égratignure!...

« — Mais, monsieur Franville, il parait que c'est une « guerre terrible là-bas, et que l'on se bat, tous les jours... « quand ce n'est point en bataille rangée, ce sont des « surprises... des carmouches, des attaques imprévues... « puis des retranchements dans lesquels on est toujours « exposés. . .

« — Tiens!... tiens!... Gerbier entends-tu ta fille qui « parle comme un véritable troupier maintenant... c'est « gentil ça !

« — J'écoute ce qu'on dit, ce qu'on lit... et depuis « qu'Alexis est soldat tout cela m'intéresse...

« — Après tout, ma fille, » dit Gerbier, « il sera temps « de t'inquiéter lorsque ton fiancé sera au combat. Alexis « écrit : « on assure que nous allons être envoyés en « Crimée... » on assure ne veut pas dire que cela est « décidé ; on peut très-bien ne pas les y envoyer.

« — Tant pis pour Alexis, » dit Franville, i car je sais « bien qu'il désire y allçr, lui !...et qu'il s'y plairait mieux « qu'en garnison...

« -' Taisez-vous, monsieur Franville, vous serez cause « que je \ ous détesterai ! . . .

« — Je ne crois pas... on ne déteste pas les gens parce « qu'ils s'intéressent à l'avenir de ceux que nous aimons...

« vous aimez Alexis... comme une jeune fille aime son « amoureux. . moi, comme un vieux militaire aimerait « son fils... vous voulez le retenir près de vous... moi je « veux le pousser en avant ! il me semble que l'un vaut « bien Fautre. »

Malgré tout ce que lui a dit Franville, sur l'avenir glorieux qui attend Alexis, Georgina a passé la nuit entière sans dormir, car elle voit toujours celui qu'elle aime sur le théâtre de la guerre, elle le voit blessé, souffrant, expirant loin d'elle. Ces idées la poursuivaient et la désolaient. Cependant Alexis n'est pas encore parti, si on pouvait le faire remplacer maintenant, il en serait temps encore, il ne partirait pas, Cette pensée en fait naître une autre dans l'esprit de la jeune fille, cette autre lui rend l'espérance, le courage et elle attend avec impatience le jour pour exécuter \a résolution à laquelle elle vient de s'arrêter.

Ce jour est venu, sur les onze heures du matin, Duhautcours vient de passer dans son cabinet; depuis un mois le millionnaire est devenu d'une maigreur effrayante ; ses joues sont creuses, ses yeux caves, sa démarche lente et incertaine dénote la souffrance ; il se traîne jusqu'à un fauteuil dans lequel il se jette, en murmurant :

« — Ah ! mon Dieu!... »

Un domestique apporte sur un magnifique plateau d'argent, une charmante tasse et un pot au lait en porcelaine de la manufacture de Sèvres et sur laquelle des fleurs ont été si habilement peintes que l'on ne peut se lasser de les admirer, et que l'on reconnaît la touche, le fini, le talent distingué de Fontaine, cet artiste auquel la pereelaine doit tant d'inimitables bouquets. .

Sur le plateau il y a encore un joli couteau en vermeil, puis un petit pain.de gruau, le domestique a placé cela sur ie bureau du banquier, en disant \

« — Monsieur a ordonné qu'on lui servit son déjeuner « dans son cabinet... le voilà...

« — Oui... c'est bien... » murmure Duhautcours d'une voix sourde, « pour un pareil déjeuner, il n'est pas né- « cessaire d'aller s'installer dans une salle à manger!...

« — Si monsieur désirait autre chose... une volaille... « du pâté...

« — Taisez-vous! taisez-vous, imbécile ! que je risque « une bouchée de viande, pour éprouver ensuite des' « douleurs atroces, n'est-ce pas?... sortez, si j'ai besoin « je sonnerai. »

Demeuré seul, Duhautcours appuie son bras sur son bureau et regarde d'un œil sombre son déjeuner, en se disant:

« — A quoi donc cela sert-il d'avoir tant de fortune!... « En vérité je commence à trouver que c'est une raillerie « du sort!., je suis millionnaire, mais je n'ai plus d'en- « fant; j'ai perdu les deux que j'avais... lorsque je « croyais pouvoir être certain de les conserver; et ce G « bier... qui n'a pas le sou... a toujours ses cinq entants « près de lui... Ah! il avait raison, cet homme... il est « plus riche que moi !... je suis millionnaire, et la seule a femme que j'ai jamais véritablement aimée refuse de « m'épouser... elle ne possède rien... et elle ne veut pas «de moi... elle me préfère un jeune soldat !... Je suis « millionnaire... et je meurs de faim... il me faut ne plus « vivre que de laitage... mon estomac refuse tout autre « nourriture; je puis avoir sur ma table les mets les « plus recherchés, les vins les plus raies, les plus g< <( reux... il ne faut pas que j'y touche... mais Gerbier w peut sans que cela lui fasse mal, manger des haricots... « du petit-salé, des noix... qu'il arrose avec de l'eau... « il peut satisfaire son appétit... moi, c'est à peine si je « digérerai quelques bouchées de ce pain êmiettées lians « du lait... et je suis millionnaire !.'.. quelle dérision 1...

« les millions, c'est l'amour de celle que l'on aime... « sont des enfants qui nous chérissent... c'est la santé... « c'est un bon estomac. ..oh oui ! je le sens bien mainte- « naut, voilà la seule, la vraie richesse. »

Et Duhautcours reste longtemps plongé dans ses réflexions qui sont loin d'être gaies ; enfin il se décide à casser un petit morceau de pain de gruau, à se verser du lait dans sa tasse et à commencer ce que Sainte- Foy aurait appelé un f... déjeuner, lorsque le domestique ouvre la porte du cabinet.

« — Je ne vous ai point sonné! » s'écrie le banquier qui a toujours de l'humeur, quand il a des témoins de son maigre repas. «Que voulez-vous... pourquoi entrez- « vous?

« — Pardon, monsieur, c'est une personne qui désirait « beaucoup parler à monsieur...

« Je ne veux recevoir personne... je ne suis pas visi- « ble... renvoyez... renvoyez!...

« — Cela suffit, monsieur, je vais dire à cette jeune de- « moiselle que vous ne recevez pas...

« — Comment... c'est une jeune demoiselle qui est là... « a-t-elle dit son nom?

« — Oui , monsieur, elle se nomme Georgina Ger- « bier...

« — Georgina! » s'écrie Duhautcours en faisant un bond sur son fauteuil, c'est mademoiselle Georgina... et vous « ne me le disiez pas... allez vite. .. faites entrer cette dece moiselle... ah! d'abord ôtez ce déjeuner... ôtez tout « cela .. dépèchez-vous donc... maintenant hâtez-vous... « ne faites pas attendre.»

Et le banquier, dont les traits se sont animés au seul nom de la jeune fille, se regarde dans la glace et tâche de remettre un peu plus de soin dans sa toilette, tout en se disant :

« —Elle ici... chez moi... mon Dieu, quel espoir/... au

« rai t-elle réfléchi. . changé de résolution... oh! oui... « oui... ce ne peut-être que cela...

Mais déjà Georgina entre pâle et craintive dans le cabinet de Duhautcours, celui-ci court au-devant d'elle et la conduit sur une causeuse en lui disant :

« — A quelle heureuse circonstance, dois-je, made- « moiselle, le bonheur qui m'arrive... je suis si heureux « de votre visite qu'en vérité je doute encore si c'est bien « vous qui venez chez moi.

« - En effet, monsieur, » répond Georgina d'une voix tremblante, «je comprends que la démarche que je fais « aujourd'hui puisse vous étonner. .. il fallait un motif « bien puissant pour que je me présentasse chez vous... « c'est bien nardi de ma part...

« — Bien hardi! eh, pourquoi donc cela... cette mai- « son vous fut toujours ouverte... il ne tient qu'à vous « quelle soit la vôtre; ne vous ai-je pas offert d'y com- « mander, d'y régner en souveraine...

« — Oh ! monsieur... pardon... mais... j'ai à vous de- « mander...

« — Comme vous voilà tremblante ! émue... de grâce, « remettez-vous, mademoiselle, et veuillez me parlez « avec confiance.

« — Oui, monsieur, oui, je vais tâcher : la dernière « fois que vous êtes venu chez mon père, monsieur, vous s m'avez répété à plusieurs reprises que vous désiriez « faire mon bonheur...

« — Cela est vrai, mademoiselle, je vous le répète encore... faire votre bonheur, voilà le plus aident de « mes vœux !...

iv — Eh bien, monsieur, ce sont ces paroles qui m'ont < inspiré la pensée de venir vous trouver... car mon i bonheur... vous pouvez le faire, monsieur, oh oui, il m ne tient qu'à vous que je sois heureuse... et si vous ne « repoussez pas ma demande, ma reconnaissance b

« éternelle; votre souvenir restera sans cesse gravé dans « ma mémoire... et je vous bénirai !...

« — Veuillez vous expliquer, mademoiselle, » répond Duhautcours qui trouve que la conversation ne prend pas la tournure qu'il espérait et devient plus s6rieux.

« — Vous avez donc quelque chose à me deman- « der?...

« — Oui, monsieur... je vais vous confier ce qui « m'amène près de vous... sans que mon père le sache... « car il ne l'aurait peut-être pas voulu, lui. .. et moi, je « me suis dit que cela vous serait si facile... que cela « vous coûterait si peu...

« — Je ne comprends pas du tout...

« — Monsieur... vous savez que j'aime un jeuno «homme qui est tombé au sort... qui est soldat... ce « jeune homme... Alexis, c'est mon fiancé... nous allions «nous marier... S'il avait eu de quoi acheter un rem- « plaçant, il ne serait pas parti... maintenant il serait « encore temps... mais il faut se dépêcher, car on parle « d'envoyer son régiment en Crimée... où l'on se bat tous « les jours... où Alexis sera tué peut-être... Ah! mon- « sieur... rendez-moi celui que j'aime... avec quatre « mille francs je ferai remplacer Alexis. Prêtez-mci cette « somme, monsieur, ce n'est rien pour vous... c'est tout «pour moi... je vous la rendrai à force de travail « d'économies, je parviendrai un jour à vousrembour- « ser; mais en attendant vous aurez fait mon bonheur. « monsieur, car vous m'aurez réunie à celui qui a tout « mon amour... et je ne connais pas de plus grand bon- « heur que celui-là... »

Pendant que la jeune fille s'explique, la physionomie du banquier a totalement changé ; elle est redevenue sombre, rogue, désagréable, ses pieds qu'il frappe avec impatience sur le parquet en regardant à droite et a

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gauche, semblent annoncer qu'il ne veut plus écouter ce qu'on lui dit.

Enfin Georgina a cessé de parler, mais ne recevant aucune réponse à sa demande, elle se décide à balbutier :

« — Est-ce que vous ne m'avez pas entendue, mon- « sieur?

« — Pardonnez-moi, mademoiselle, oh! je vous ai « beaucoup trop entendue même, car si j'avais su... « mais j'étais si loin de me douter... Comment, made- « moiselle, c'est pour me conter de pareilles choses que « vous êtes venue me trouver... je n'en reviens pas! ma « parole d'honneur, je n'en reviens pas!...

« — Que voulez-vous dire parla, monsieur, ma dece mande vous semble-t-elle donc si inconvenante...

a — Votre demande!... mais elle n'a pas le sens com- « mun, mademoiselle, permettez-moi de vous le dire... « Comment !... vous savez que je vous aime, que je vous « adore... il me semble que je vous l'ai prouvé en vous of- « frant le titre de ma femme, que je vous offre toujours... « et vous venez me demander de quoi libérer un pe- « tit monsieur dont vous êtes affolée, afin que ce blancce bec vous revienne et que vous puissiez l'époux ce et vous croyez que je vais être assez bon... c'est-à-dire a assez bête, pour vous aider à épouser mon rival... « Oh non! oh non!... je m'en garderai bien. »

Georgina se lève et répond d'une voix qui ne tremble plus maintenant :

ce — Pardon, monsieur, mais je m'imaginais que l'on c< n'était pas bète parce qu'on était généreux; j'av;iis « eu la sottise de croire à vos protestations quand vous a parliez de faire mon bonheur, et je venais vou> a fournir l'occasion...

«—Elle est jolie l'occasion!... votre bonheur. ..je ■<s "veux le faire... avec le mien... c'est avec moi que je

« veux vous rendre heureuse... je ne tiens pas du tout à « ce que vous le soyez avec un autre... au contraire!...

« — Assez, monsieur, assez !... je vois que je m'étais « bien trompée en croyant qu'une bonne action pouvait « vous être agréable... je vous avais mal jugé : mais du « moins cette conversation aura encore servi à quelque « chose, car elle m'aura prouvé que j'ai eu bien raison « de refuser de m' unir à vous. *

Après avoir dit ces mots, Georgina fait au banquier une légère inclination de tète, puis elle sort de chez lui d'un pas précipité.

Quant à Duhautcours, il a fait malgré lui un mouvement pour retenir la jeune fille, mais son regard fier l'a terrifié ; il retombe dans son fauteuil où il demeure comme anéanti, en se disant : « ■— Comme elle aime « cet Alexis!... et cependant il n'a pas le sou! »

Le soir même, Georgina qui ne veut pas avoir de secrets pour son père, lui raconte ainsi qu'à Franville la démarche qu'elle a faite la matin près du banquier, et quel en a été le résultat.

« — Ma chère enfant, » dit Gerbier, « si tu m'avais « consulté, tu te serais épargné une peine inutile; je « t'aurais dit : ne va pas chez ce millionnaire, car il « refusera de te rendre service. Cet homme est un « égoïste. . . ce n'est pas ton bonheur qu'il voulait faire « en t'épousant, c'était le sien... et il l'a bien prouvé « en te refusant ce que tu lui demandais.

« — C'est égal, » dit Franville, « quand on roule «sur For, sur les billets de banque... refuser quatre « méchants mille francs à une jolie fille qui vous les «demande les larmes dans les yeux... Ah! faut être «bien coriace... et il osait dire qu'il vous aimait!... « Tenez, ma petite, vous avez eu bien raison de refuser « d'épouser ce monsieur-là... et maintenant je vous en « fais mon compliment!... mais c'est égal... s'il arrivait

« malheur à Alexis... Sacrebleu! c'est à Duhautcours « que je m'en prendrais.

Au bout de trois jours on reçoit une nouvelle lettre d'Alexis qui ne contenait que ces mots :

« Chère Georgina, j'ai à peine le temps de tracer « quelques lignes, nous partons pour la Crimée... j'este père m'y distinguer. Du courage!... Vous me rever- « rez... votre amour me portera bonheur... il sera mon «talisman... Je vous écrirai dès que je serai là-bas... a ou avant si l'on relâche dans un endroit d'où je « puisse écrire... embrassez tous ceux que j'aime... ne « pleurez pas, mais pi : pour moi. »

En achevant cette lettre Georgina s'est évanouie, tandis que Franville s'écrie : « — Eh, nom d'une pipe * « est-ce qu'elle a cru qu'on devenait soldat pour peseï « du poivre et du café ! »

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