‹ Alexis Vrithoff, compagnon des capitaines Jacques et Joubert au lac TanganikaChapitre 17 sur 94 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

que sa providence est manifeste de forcer cet Océan à porter l'homme, au lieu de l'engloutir du premier coup ! Bien souvent, dans le lointain on aperçoit des navires,des

steamers, des chaloupes de pèche on les voit passer et ■ensuite disparaître a 1 horizon. Dans ces parages du Pas

de Calais, on peut en compter jusqu'à quarante à la fois. A bord, on a 5 repas par jour: à 6 h., 8 h., midi yi, 4 h. et 7 h., soir. Les mets sont excellents, mais il faut quelques jours pour s'habituer à cette cuisine allemande. Ma cabine a deux lits, et j'y suis installé avec M. Docquier.

Dimanche, 3 mai. — J'ai très bien dormi la nuit ; je me suis couché à 9 h. pour me réveiller le matin à 10 heures. De toute la nuit, je n'ai pas été dérangé.

Le temps est magnifique, un beau soleil qui commence déjà à être chaud. Toute la journée, nous sommes restés couchés sur le pont, et le mal de mer ne se fait pas encore sentir ; grâce à Dieu, nous sommes déjà rassurés de ce côté, car c'est surtout la mer du Nord et la Manche qui sont à redouter. Le chien se porte toujours bien et il a passé la nuit sur mon lit. M.Jacques part de Bruxelles pour Naples le 8 mai.

Voici le tableau des arrêts présumés, du bateau : Arrivée Départ

Rotterdam — 2 mai.

Lisbonne, 6 mai

mai.

Naples, i3 mai 14 mai.

Port-Sàid, 18 mai 18 mai.

Suez, 20 mai 20 mai.

Aden, 25 mai 26 mai.

Tanga, 3 juin 3 juin.

Dar-es-Salam, 4 juin 7 juin.

Zanzibar, 7 juin

C'est donc un voyage en mer de 35 jours, qui nous fera voir les côtes de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique. Je remercie Dieu d'une telle faveur, qui n'est pas accordée à tout le monde.

Je ne connais rien de nouveau pour aujourd'hui ; on ne fait que fumer sur le pont, et je pense souvent à vous et aux camarades de Namur. Si vous vouliez me répondre, adressez-moi la lettre à Naples, à bord du Bundesratii. Le navire ne faisant escale qu'à Lisbonne, je serai forcé de mettre ma lettre là-bas.

A bord, on ne s'aperçoit guère du dimanche, sauf que

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