‹ Alexis Vrithoff, compagnon des capitaines Jacques et Joubert au lac TanganikaChapitre 42 sur 94 · CHAPITRE QUATRIÈME. 9I · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME. 9I

nellês et faire les rondes. Moi, j'ai veillé jusque minuit et, pour passer le temps, j'ai pris les températures ; on a un magnifique clair de lune toutes les nuits, g h. l{, 23 1/2° ; — 10 h. 1/4, 22 1/2° ; — 1 1 h. 1/2, 22° ; — 12 h., 21 1/2'^

Vendredi, 21 août. — La journée d'aujourd'hui s'est passée au camp de Mackengué pour se reposer, quoique n'étant pas fatigués ; mais les porteurs le sont par suite des deux longues marches. Le commandant a demandé raison au sultan de ce qui s'était passé la veille ; celui-ci n'a su que répondre

Samedi, 22 août. — Départ à six heures et demie pour arriver à Mtivé à dix heures et demie. En route, les Wagogos ont encore assassiné quatre personnes accompagnant des porteurs de la caravane. Nous som.mies suivis par les indigènes hostiles de Mackengué au nombre d'une cinquantaine, mais ils n'osent s'approcher, quoique voulant la guerre. L'eau est mauvaise, et pour que les porteurs puissent en prendre, on doit les faire accompagner par les Askaris, car les Wagogos veulent les en empêcher.

Dimanche, 23 août. — Départ à sept heures du matin pour arriver kKilimaîindék sept heures et demie environ. On n'a fait que gravir une montagne. Nous sommes toujours suivis. En escaladant la montagne, j'ai tiré sur des indigènes se trouvant dans les rochers et qui tentaient de faire un mauvais coup. Lorsque le commandant est arrivé au haut de la montagne, il a décidé de marcher en avant-garde et d'aller camper à Mouhallala. Mais à un quart d'heure de marche, voyant qu'on était toujours suivi et qu'on allait être entouré, on a tiré sur ces voleurs ou plutôt ces assassins, pour les mettre en fuite ; et à ce moment, comme l'on passait à côté de plusieurs tembéSj par inadvertance on a tiré sur les habitants de l'endroit, et il s'en est suivi une bagarre qui a coûté la vie à plus de dix indigènes, et il y a eu nombre de blessés, tandis qu'aucun de nos soldats n'a été touché. On a détruit entièrement un tembé et le; habitants des autres se sont

Siuvcî car.; 'es bois. Il a tié décidé ensuite de camper à K:.'.~a.".:r.dr, =: de prendre position près de lendroit où se trouvait l'eau. »

Ensuite nous avons déjeuné ; raprès-midi, les chefs indigènes ont apporté des cadeaux et l'on s'est expliqué, de sorte que l'affaire s'est terminée à l'amiable. Le matin encore, un porteur a été massacré à coups de lance. Les indigènes ne veulent pas la guerre, ni nous non plus. L'eau est mauvaise, , mais heureusement nous avons des dames-jeaimes remplies d'eau potable.

Lundi, 24 août. — Le départ a eu lieu à six heures et demie, et l'arrivée à Mouhallala à dix heures et demie environ. Tout s'est bien passé aujourd'hui. J'ai repris ma place dans le gros de la caravane. Mouhallala se compose <l'un grand nombre de tembés et est situé dans une immense plaine cultivée. Il y a peu de troupeaux, comme dans tout l'Ougogo ; du reste, une maladie a fait périr plus de quatorze mille bœufs dans l'Ougogo seul.

Enfin, nous avons fini avec cette fameuse région de l'Ougogo.

Mardi, 25 août. — Départ pour Maboun^oulou à sept heures, et arrivée à onze heures et demie. Nous entrons dans une grande forêt, dont la traversée dure huit jours; mais il y a plusieurs villages établis çà et là. C'est encore un pori, car on y trouve peu d'eau. Cependant, aujourd'hui l'eau est excellente ; elle est puisée dans une rivière qui dans quelque temps sera complètement à sec. Le village n'existe plus ; il a été abandonné, avant été saccagé par Mounitomca. En quittant le camp, nous avons rencontré une caravane d'ivoire se rendant à la côte : en apprenant l'histoire de Mackengué, les chefs ont été effrayés, et une partie de cette caravane rebrousse chemin, tandis que l'autre partie continue sa route vers Bagamoyo.

Mercredi, 2 G août. — Départ à sept heu res du matin , et arrivée au camp de Mouhallé à une heure après midi. Rien de bien particulier. Le village de Mouhallé se compose de trois tembés. L'eau est mauvaise.

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