‹ Alexis Vrithoff, compagnon des capitaines Jacques et Joubert au lac TanganikaChapitre 44 sur 94 · CHAPITRE QUATIUÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATIUÈME

90 ALEXIS VRITIIOFF.

cher, car il se faisait déjà tard ; à six heures un quart, il fait noir. Cette nuit, tous les Askaris seront de garde.

Mardi, 1'^'^ septembre. — J'ai bien dormi la nuit dernière, mais vers onze heures, nous avons été réveillés par la détonation d'un coup de fusil; c'était tout simplement un porteur qui volait une marmite à l'un de ses camarades, et celui-ci a tiré sur le voleur sans l'atteindre.

On se remet en route à six heures du matin, ^t à douze heures et demie j'arrive au campement d'Itoura. A quelque distance du campement de la nuit dernière, nous sommes passés à l'endroit oi!i un ingénieur anglais, M. Penrose, a été tué avec six de ses hommes, et sa caravane anéantie par des pillards qui infestent le pori. 11 est très heureux que nous n'en ayons pas encore rencontré. Il n'est pas rare de voir des squelettes, çà et là, f^ar la route; aujourd'hui matin, je suis passé à côté du cadavre d'un nègre dont la mort remontait à deux ou irois jours et appartenant probablement à la caravane du capitaine Stairs.

Le village d'Itouri se compose d'un grand nombre de tembés établis à une distance de 5oo ou 6oo mètres l'un de l'autre. Dans ce village, passe le chemin conduisant chez les Wa-Soukouma, dont plusieurs faisant partie de la caravane, nous quittent en cet endroit. Demain, nous irons camper à la rivière de Ngoiihalah, autrement dite Ngouhalah-;72?07z/.

Mercredi, .2 septembre. — Je pars à six heures et demie et, à huit heures, j'arrive près d'un tembé où se trouvent arrêtés le commandant et Docquier, ainsi que la caravane. Il paraît que l'on va se restaurer pour repartir à midi et marcher jusqu'à la nuit tombante (marche qui n'avait pas été décidée hier), pour arriver demain à la rivière Ngouhalah. Mais voilà qu'à onze, heures et demie seulement, Renier faisant partie de l'arrière-garde arrive, beaucoup de charges étant restées en arrière par suite du manque de pagazis. Il est donc ensuite décidé de camper ici et de se rendre demain à la rivière.

Quel fâcheux retard! Cela nous ennuie de perdre encore une journée. A chaque instant, les Askaris ramènent

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