‹ Alexis Vrithoff, compagnon des capitaines Jacques et Joubert au lac TanganikaChapitre 59 sur 94 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

Rencontre du capitaine Joubert avec Jacques et ses

compagnons : Renier, Docquier et Vrithoff, sur le

Tanganika.

120 ALEXIS VRITIIOFF

nous apprenant qu'il sera ici pour le soir. A 5 h. ^^, on signale son arrivée, et Je me porte à sa rencontre. Il dit avoir débarqué plus loin que Renier.

Dimanche, 15 novembre. — Après les offices religieux, la jourriée s'est passée avec les camarades. Comme c'est aujourd'hui la fête du Roi Léopold, nous l'avons fêté dignement en buvant le vin du commandant et en prenant quelques verres de vieux Hasselt.

On attend le commandant pour un de ces jours. Le capitaine a envoyé chercher son niampara Pondéra pour avoir des détails. Il arrivera probablement la nuit.

Lundi, 16 novembre. — Pondéra arrive le matin ; il dit qu'il serait facile de prendre la revanche, et cette revanche, on la prendra. J'ai encore insisté auprès du capitaine pour qu'il me dise d'accompagner les soldats, il m'a alors permis de faire ce que je voulais.

Je partirai donc demain matin avec plusieurs soldats, et des hommes pour mes bagages ; j'irai rejoindre le reste de la troupe, réclamer les fusils à Sikalindé et au besoin l'attaquer. — Renier et Docquier sont partis ce matin pour Mpala.

Mardi, 1 7 novembre. — Je pars donc le matin vers 7 h. 3^2 5 et à 9 h. je m'arrête dans un petit village à cause d'un orage qui éclate au-dessus de nos têtes. La foudre tombe plusieurs fois à nos côtés, et à un moment donné, je me crois atteint : j'ai ressenti une secousse d'une tempe à l'autre. Le chef du village m'offre du pombé, et j'en donne aux Askaris. Je me remets en route à 1 1 h. J,^, et à 2 h. j'arrive chez Kipili, où je couche.

Dans la soirée, je reçois une lettre du capitaine Joubert me disant que Kipolia, chasseur d'esclaves, se trouve dans les environs; il m'envoie un supplément de munitions pour les hommes. Kipoka a brûlé plusieurs villages à Kilambo et attaqué Mkali, qui l'a repoussé, paraît-il. Je fais dire à Loukongwé, niampara de Mpala, de venir nous rejoindre demain matin, dans un petit village situé à quelques lieues de Kipili. Après quoi, je me retire dans ma tente pour dormir.

Page 1