‹ Alexis Vrithoff, compagnon des capitaines Jacques et Joubert au lac TanganikaChapitre 61 sur 94 · LE CAPITAINE JOUBERT · texte numérisé non relu

LE CAPITAINE JOUBERT

Chef des forces antiesclavagistes à Baudouinville, sur le

Tanganika.

(Gravure extraite du Mouvement anîicsclavagiste)

ét:-

Alexis Vritboff.

130 ALEXIS VRITIIOIF.

tité, car dans ce pays de montagnes, on trouve des ruisseaux toutes les cinq minutes. L'eau est très limpide; bonne affaire pour moi, qui ai toujours soif. Là-dessus, une bonne pipe pour faciliter la digestion. Il fait très chaud aujourd'hui.

On a trouve ici un gamin abandonné au village et un petit chien. On tue le chien, et je donne l'enfant aux sauvages qui nous accompagnent.

A 2 h., Kipoka n'est pas encore arrivé ; la rencontre aura probablement lieu demain. Nous quittons le village et nous nous dirigeons versKifukula en suivant la vallée. Nous y arrivons à 5 h. Le village de Kifukula est abandonné, bien que le nom du chef signifie « celui qui est le plus fort entre tous ».

Samedi, 21 novembre. — Départ à 6 h. 5^ du matin. Nous parcourons la montagne jusque 9 h. j^<. Ensuite, nous nous installons dans un village bien fortifié, véritable boma, où nous passerons la nuit.

Dans chaque village, on me réserve la hutte du chef où se trouve un petit lit en bois; j'étale une natte et, dans la crainte d'une surprise, je me couche tout habillé en m'enveloppant de ma couverture.

Dimanche, 22 novembre. — Combats contre Kipoka. Je décide de quitter le village aujourd'hui. Comme le capitaine me disait dans sa lettre qu'il m'envoyait des munitions, dans la crainte que je rencontrasse Kipoka chez Mkali; comme Kipoka a déjà attaqué des gens du capitaine dans le Marungu et que c'est un esclavagiste, je donne l'ordre d'aller l'attaquer chez lui.

Mais voilà qu'à yh. i^, pendant que nous parcourons un vallon, nous apercevons sur le versant de droite, le drapeiu de Kipi ka, qui a pris les couleurs arabes, rouge et blanc. Ce drapeau est entouré d'une trentaine de soldats qui viennent nous « faire la guerre » , comme on dit dans le pays. J'envoie une poignée d'hommes, qui les mettent en fuite sans tirer un seul coup de fusil. Nous continuons notre route à travers les montagnes (car dans ce pays, ce ne sont que de hautes montagnes alternant avec de magnifiques plaines et des plateaux sans arbres).

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