LEGENDE
Ô li'stes caZTioïiques,
Kou-te esclavagiste.
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Carte de la région du Tanganika, infestée par les Arabes. Postes d'Albertville et de Baudouinville.
hors de vue du poste et a sans doute utilisé le temps passé dans le bois à abattre des arbres dans le but d'élever un borna, car on ne peut pas expliquer autrement la rapidité d'action de nos adversaires. Quelle n'a pas été la surprise de mes gens quand, le 16 au réveil, ils aperçurent, au bout de notre plaine, presque sur l'emplacement de l'exvillage de Kataki, un boma tout construit, sorti de terre comme un champignon !
L'ennemi était si nombreux qu'il ne pouvait être question de l'attaquer, on dut donc se borner à faire bonne garde et à organiser la défense.
C'est sur ces entrefaites que je regagne Albertville, le 16, vers midi. L'ennemi nous provoque à la lutte et profère contre nous toutes espèces de menaces, si nous ne déguerpissons pas.
Rumaliza a décidé que l'on se battrait pendant trois mois, que je serais contraint de payer, de me retirer, et que les Wangwanas occuperaient ma position, — que j'ai élevée, disent-ils, pour les Arabes, — que nous ne pourrions pas cultiver, que nous mourrions de faim, qu'ils nous enlèveraient tous nos wachenzies, etc., etc.
Des menaces, ces enragés en passent vite aux faits: ils se répandent dans la plaine en hurlant et déchargeant leurs fusils sur nos gens, mais de trop loin, heureusement.
Le soir même, j'envoie un courrier au capitaine Joubert, lui demandant du secours. Les jours suivants se passent en escarmouches ; le 18, nous voyons une colonne se diriger vers la baie de Tambwa, dont le village est bientôt la proie des flammes ; quelques serviteurs sont capturés et les cultures sont enlevées.
Le 20, c'est au tour d'un autre village, celui de Katébelé, dont huit femmes sont prises et six hommes assassinés. Entretemps, l'ennemi consolide sa position. Il est très fort ; la troupe, composée de Wangwanas, manyamouézis et manyémas, tous serviteurs de Rumaliza, peut compter trois cents fusils, plus une foule d'indigènes armés de lances et de flèches empoisonnées. Une partie surveille les travailleurs, tandis qu'une autre envoie des balles contre nos murs.
Arrivée de Deicommune. — Enfin, le 24, dans