‹ Alfred de Curzon, peintreChapitre 18 sur 59 · XVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVIII INTRODUCTION

à l'effet réel. Qu'il vienne à s'apercevoir soudain, que ses paysages sont « froids et monotones », il découvrira la cause de ce défaut dans sa tendance à disperser son éclairage. « Il est impossible, dit-il, de faire de la lumière en voulant en mettre partout. » Le simple examen de gravures d'après Rubens lui révèle (autant qu'il le lui peut révéler), l'art de ce maître « à faire valoir les clairs par l'ombre et les demi-teintes », — autrement dit, la logique et la puissance des gris dans les combinaisons harmoniques l.

Et, tout d'un coup, s'enhardissant, suivant le conseil de Drolling, Alfred de Gurzon s'inscrit au nombre des concurrents pour le prix de Rome (paysage historique). Au mois de mai 1849, ^ es^ en l°£>e- Le sujet à traiter est : La mort de Milon de Crotone, dévoré par des loups dans une forêt. A l'arrière-plan de sa composition, le jeune peintre a introduit un souvenir des rochers et de la ville de Gapri. Une intrigue avérée le réduit à n'obtenir que le second prix au lieu du premier dont la section de peinture de l'Académie des Beaux-Arts l'a reconnu digne ; mais l'intervention d'un groupe d'académiciens lui fait accorder la jouissance de deux années d'une pension réservée depuis un an. En vertu de cette faveur, qui est proprement une justice, le lauréat du second prix franchit, au début de janvier i85o, le seuil de la Villa Médicis. C'est là qu'il va se définir.

IV. — Je serai bref sur ce second séjour de l'artiste en Italie, suivi d'un voyage en Grèce et dune course en Orient. Ce qu'il a précédemment trouvé dans la péninsule, il l'y retrouve avec plus d'intérêt et de joie, étant plus capable de se l'assimiler. Sa prime volonté, en y

1 Cf. Lettres à Brillouin du 14 octobre 1848 et du 19 mai 1849.

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