‹ Alfred de Curzon, peintreChapitre 29 sur 59 · INTRODUCTION XXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXIX

sèment raisonné de recherches directes, dessinées ou peintes. Tel restera son procédé habituel.

Antérieurement à 1860, Alfred de Curzon a peint un nombre considérable de paysages italiens et de paysages grecs et toute une série de scènes de mœurs des mêmes pays, suivant la méthode qu'on vient de dire et concurremment avec les sujets religieux, mythologiques ou de source littéraire indiqués plus haut. Je citerai, pour le premier groupe, les Vues de Picinisco, de Ter racine et de Subiaco (i853) ; le Souvenir de la Campagne de Rome (1 854) î les trois Vues de l'Acropole d'Athènes, prises du Pirée, de l'Illissus et du Céphise (1837) ; les Vues de Fiumicino, de Tivoli et de la Baie de Salamine (1857) ; la Vue près Civitta-Castellana (i858) et les Murs de Foligno au soleil couchant (1859). — Au second groupe, ou groupe les sujets de mœurs, appartiennent, notamment, les Moines cuisiniers et les Moines jardiniers du couvent de Tivoli, les Aveugles mendiants aux environs d'Athènes (i856) ; les Tisseuses et les Moissonneurs de Picinisco (1857 et i858); Y Intérieur de C Eglise haute du monastère Saint-Benoit de Subiaco et les Brodeuses de Mola di Gaè'te (1859)... Le moindre clerc peut juger de la continuité des tendances du peintre. Son talent a grandi; il n'a pas renoncé à poursuivre un seul des buts qu'il s'est, une fois, proposé d'atteindre et il les poursuit tous en des séries d'œuvres conduites, malgré leurs divergences, simultanément.

Lui qui se déplaçait naguère avant tant de plaisir et s'aiguillonnait si bien de ses découvertes, ne se déplace plus que par incidence. Hors une escapade de trois semaines, dans l'été de i855, aux environs de Nîmes, d'où il rapporte des études d'une harmonie neuve1, et une ran-

1. Voir par exemple, le témoignage d'About dans son Salon de 18^7 : ... « Aussitôt trouvées (les suavités de la couleur de Dante et Virgile) M. de

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