‹ Alfred de Curzon, peintreChapitre 43 sur 59 · INTRODUCTION XLIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XLIII

D'aucuns le critiquent d'avoir fait trop belle en son œuvre la part du pays latin. Nous étonnerons-nous de cette durable prédilection lorsque nous savons qu'il a trouvé sa voie en Italie? Aussi bien, comment oublier ses nobles et décisifs paysages de la Grèce, la terre pauvre aux ruines dorées de l'or du soleil, et ceux qu'il a brossés en plus dune contrée de France ? Regrettons, certes, que les occurences ou ses goûts personnels Paient détourné de représenter les mœurs de chez nous comme il a représenté celles d'outre-monts. Gardons-nous de méconnaître ce qu'il y a de nettement français, à sa date, dans son art.

La ville de Poitiers a recueilli, dans une salle de son Musée, de nombreux tableaux, des projets et des études de Gurzon. Là seulement on peut, à cette heure, sérieusement ébaucher une analyse de son talent. Puisse-t-on, quelque jour réunir en une exposition, à Paris, un choix de ses toiles, de ses croquis, de ses aquarelles ! La personnalité de l'artiste mérite un hommage raisonné. C'est pour le lui rendre qu'a été publié ce livre et je n'ai, moimême, écrit cet essai préliminaire qu'en vue de souligner par avance les conclusions à retenir.

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