‹ Alfred de Musset intimeChapitre 7 sur 30 · PREFACE XIII · texte numérisé non relu

PREFACE XIII

Elle se présenta, fut agréée. Elle était discrète et bien stylée, elle plat. M""" de Musset avait conservé les nobles traditions qui faisaient les domestiques loyaux et fidèles; elle l'admit,- lors quelle était seule, à partager, à sa table, son repas. Paul et Alfred ne s'étonnèrent point de cette compagnie.

Alfred tomba malade ; A/"" de Musset étant seule, Adèle Colin, sans \juon F en priât, donna au poète les soins nécessaires. Elle raisonnait à propos dans ces grands troubles, et froidement. Elle savait tuer son propre sommeil pour veiller sur celui d' autrui. Elle était maternelle à ces pauvres enfants capricieux que sont les malades. Elle a vait, en plus, le pouvoir que la nature donne aux êtres calmes, doux et pondérés : sa main, posée sur les fronts en feu, avait la magie dun charme apaisant. Musset, dans ses crises, bercé par elle, dormait. Elle devint indispensable auprès de ce malade fantasque, à la fols brusque et tendre, qui la gourmand ait, agacé par ses fièvres^ et se reprenait avec le gentil tutoiement de l'enfant câlin qui revient à sa nourrice. 11 avait deviné son fin bon sens et pesé à son poids sa rare lîdélité. Il lui confia la garde de sa vie, lui donna f autorité sermonneuse des vieilles gouvernantes, et, à la réflexion, il en estima la justesse, le tact et fàpropos.

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