PREFACE XV
ne le trouve jamais assez gvand ; dans le témoignage précis de sa mémoire^ elle ne puise que ce qui ajoute, croit-elle, à sa réputation et à son prestige.
C'est par là que ce livre est d'une sincérité touchante. Le lirez-vous sans larmes? Est-il « composé » ? Un censeur ne l oserait dire ; il n'y a dans ces pages aucune littérature, et cest leur prix. Le cœur d'une humble s'y épanche avec un tact infini. A son cher mort, elle fait, avec cette œuvre, sa dernière toilette. Elle embaume, des aromates de ses pieux souvenirs, cette illustre renommée.
Quel admirable exemple de piété naïve !
Après un demi-siècle, elle a encore pour le maître défunt, dont le génie l'enchanta, les soins maternels de la servante. Elle n'en attend comme gage que le plaisir que lui procure le candide orgueil de faire connaître comment elle Va servi.
Georges MONTORGUEIL.