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de clitv. Achille (Deveria), je discute tous le Ion:; - avec l'un ou avec l'autre. En sommes-nous plus avancés '.' En ferat-on un vers meilleur dans un me, un trait meilleur dans un tableau ? Chacun d a dans le ventre un certain son qu'il peut rendre comme un violon ou une clarinette. Tous les raisonnements du monde ne pourraient faire sortir du un merle la chanson du sansonnet. Ce qu'il faut à l'artiste nu au poète, c'est l'émotion. Quand j'épi i faisant un vers, un certain battement
Bur que je connais, je suis sûr que mon vers est de la meilleure qualité que je puisse pondre (i). »
A ce compte-là, il dut être satisfait de son second volume de \i'i'\ car son cœur y bat d'un bout à 1 tre — et par endroits très violemment.
pendant les camarades qu'il avait conviés à la
lecture île lu Coupe et les leur es, (h; Namouna et de
.7 les jeune» filles restèrent froids comme
mprenant rien au changement qui s'était
tanière eu si peu de temps. 11 n'y tut
que Sainte-Beuve à le défendre, et Sainte-Beuve avait
plusieurs 3 pour cela : la première c'est qu'il avait
sel avant tout autre (a) et qu'il était fier
de i ■ trompé ; la seconde, c'est (prêtant
brouillé ou tout prêt de l'être avec Hugo, il n'était pas
fâché de jeter cette piei re de scandale dans sonjardin.
M ne s'était pas plus scandalisé de
li nouvelle manière de Musset qu'il ne s'était ému, l'année d'avant, des articles anonymes parus dans le Temps sur Notre-Dame et que je ne sais qui lui avait
ai i .
un enfant <'■ avait dit Saintc-
voir entendu lui dtclotner ses pr
ALFHED DE MUSSET
attribués. Ce faisant, Hugo avait eu cent fois raison, Musset n'ayant jamais eu deux visages et ayant au contraire manifesté son opinion sur Notre-Dame en des termes qui ne pouvaient que flatter son auteur. Etant entré un jour dans la basilique, au moment de l'apparition de ce maître livre, Musset s'était écrié devant témoins : « Quelle œuvre étonnante que celle de Victor Hugo! » — confondant ainsi dans son admiration l'architecte et le romancier.
Enfin, pour ne rien négliger, Victor Hugo n'avait jamais pris Alfred de Musset au sérieux. C'est même ce qui mettait celui-ci en rage et ce pourquoi il se rebiffait de temps à autre sous la férule tyrannique de Victor.
— J'ai vingt-quatre mille vers devant moi, lui disait un jour Hugo, pour donner plus de poids à ses remontrances !
— J'aime mieux les avoir derrière moi, lui répondit Musset, qui, se drapant cavalièrement dans son manteau, tourna le dos à son ami.
C'est du moins ce que raconte la chronique. Mais les blessures de l'amour ne tardèrent pas à lui faire oublier les piqûres de l'amour-propre, et l'une des plus grandes joies de sa vie fut de retrouver, au printemps de i843, Victor Hugo, sa femme et sa fille Léopoldine, à la table de Gultinguer. Le lendemain de cette heureuse rencontre, qui scella leur réconciliation, Musset écrivait sur l'album de Mme Victor Hugo le joli sonnet que voici :
Il faut, dans ce bas monde, aimer beaucoup de choses, Pour savoir, après tout, ce qu'on aime le mieux : Les bonbons, l'Océan, le jeu, l'azur des cieux, Les femmes, les chevaux, les lauriers et les roses.