MADAME ALLAN-DESPRÉAUX
laisse beaucoup impressionner par les avantages ou désavantages extérieurs. La pauvre Pasta s'altife d'une façon à elle, et si ridicule, qu'il faut tout le respect qu'on doit à son grand nom pour ne pas lui pouffer au nez. Il faut absolument, Jollivet, que je vous raconte sa toilette de début, vous en ferez part à Rachel, elle y puisera des inspirations pour son costume de Roxane. Depuis trente ans, madame Pasta se sert de ce costume quand elle débute quelque part, c'est affaire de superstition chez elle. Comme elle a grandi et grossi depuis ce temps-là, il est trop court et trop étroit, mais elle y remédie avec tant d'art !
« Voici cet habillement consacré: robe de cachemire blanc douteux avec semis de palmes: corsage qui voudrait être à la grecque et qui s'arrête précisément sous les aisselles ; absence de manches. La jupe de cachemire est ouverte devant et derrière ; heureusement qu'il y a une jupe de satin blanc dessous. L'ampleur et la longueur manquent tout à fait à ce dolman. 11 y a pour cent mille francs de diamants sur tout cela, mais comme c'est adroitement posé sur le cachemire embrouillé, cela ne se voit pas. M^e Pasta a des gants blancs, longs, larges, sur lesquels sont posés de chaque côté des bracelets monstres et en diamants. Elle est fort décolletée et montre de vilaines choses. Elle est couronnée d'un turban !!!! Il n'y a qu'une imagination dépravée qui ait pu en inventer un semblable.
« Cette chose sans nom est surplombée d'un immense oiseau de paradis, lequel serait désolé de s'incliner à droite ou à gauche. L'orgueilleux ! il est fier d'ombrager un tel turban. On a surnommé ici M™^ Pasta: Mehemet-Ali. Pour moi, elle m'a rappelé les Turcs que vous aviez dessinés pour la marche d'Haydn. Tout
cela n'empêche pas qu'elle soit admirable, quand elle chante. Elle aurait voulu jouer, mais notre directeur lui a refusé le théâtre. La société, alors, a formé une souscription qui montait déjà à soixante-dix mille francs, sans compter le casuel, et cela pour huit représentations. C'était à deux cents francs la place. Le directeur s'est obstiné et a mis toute la mauvaise volonté possible, et comme cela dépendait de lui, il n'y a pas eu moyen. Toute la haute société crie et MmePasta est repartie furieuse. Je regrette son départ, car ça aurait été une fière distraction... «
Et M'ne xMlan terminait ce badinag-e inoffensif par ces mots aimables à l'adresse de ses chers « Samsons et Samsonncs » :
(i En voilà une bavette! j'aurais pu mieux choisir et ne pas vous dire tant de choses inutiles, mais il eût fallu alors vous parler de mes contrariétés, car on m'en fait beaucoup depuis quelques jours, et j'aimais autant m'en distraire. Ce que j'en ai fait n'est que du pur égoïsme. Au reste, ne vous tourmentez pas trop sur ce que je vous dis de mes ennuis. Je suis là-dessus passablement philosophe, et d'ailleurs tout dans ce monde ne marche pas continuellement au gré de nos vœux. J'ai été si heureuse, cet été, de revoir les gens que j'aime, ces moments-là ont été si beaux qu'il est juste et raisonnable de les payer maintenant par quelques déboires.
« Adieu, mes bons et chers amis, nous sommes tous deux bien heureux de penser que vous ne nous oubliez pas. Voilà ce que c'est 1 J'ai causé pendant si longtemps avec vous que j'étais presque parvenue à me faire illusion et à me figurer que je vous voyais tous devant moi. L'idée de vous quitter de nouveau
SIADAME ALLAN-DESPREAUX I7I
me fait repleurer de plus belle. Je me dépêche de finir pour aller pleurer dans un coin; d'ailleurs,je n'y vois plus.
« Adieu, répondez-moi vite.
« A vous,
« Louise Allan. »
Suivait ce post-scriptum :
5 janvier i84i.
« Je viens de me lever et je rouvre ma lettre; j'avais oublié de vous dire que j'ai reçu un magnifique bracelet de la princesse Scherbatoff. C'est une de mes abonnées, fort grande dame et ma grande protectrice. Elle a beaucoup, beaucoup d'amitié pour moi. J'ai encore le chagrin, dans ce moment, de la savoir très dangereusement malade. Elle avait fait faire ce bracelet pour moi pendant mon absence et, à mon retour, elle me l'a donné. 11 est composé de liuit pierres formant le mot souvenir et fermé par un énorme diamant. Ce sera sans doute le seul de mes bijoux que je conserverai.»
Non ! Elle devait en conserver un autre de moindre valeur, qui, soit à cause de sa monture, soit pour toute autre raison que j'ignore, avait à ses yeux la vertu d'un talisman. Il était en or ajouré et garni verticalement de plusieurs brochettes serties de turquoises — pierres qui ont en Russie la réputation de portebonheur. C'est probablement pour cela qu'elle l'avait toujours à son bras. Quand elle mourut, elle le légua à Mme Samson-Toussaint, qui ne le quitte jamais, elle non plus, et y tient comme à une relique.
lya ALFUED DE MUSSET
II me semble que nous connaissons bien à présent la charmante femme qui eut l'insigne honneur d'ouvrir, en 1847, les portes de la Comédie-Française au répertoire d'Alfred de Musset.
On a répandu toutes sortes de légendes autour de la représentation du Caprice (i). Après avoir répété pendant soixante ans le mot de Théophile Gautier, que c'était M"^^ AUan qui l'avait rapporté de Russie dans son manchon, voici que la chronique s'avise de lui contester ce mérite et de l'attribuer à M. Buloz, qui dirigeait alors la maison de Molière. Il se peut que M. Buloz, qui avait publié le Caprice en 1887 dans la Revue des Deux-Mondes, ait eu le premier l'idée de le mettre à la scène. On sait qu'il avait un goût très prononcé pour les vers et la prose de Musset; il les payait même à un tarif spécial. Mais cette idée n'eut aucune suite avant 1847; or, nous savons de source sûre qu'en i845 elle tenta Bocage qui l'abandonna, je ne sais pourquoi, après un commencement d'exécution.
Musset écrivait à ce propos, à Tattet, le 17 octobre 1845 :
« Mon cher Alfred, parmi les raisons qui m'ont empêché d'aller vous rejoindre se trouve celle-ci : que M. Bocage, directeur de l'Odéon, est venu me demander l'autorisation de faire siffler, à son théâtre, un petit proverbe de ma façon, intitulé : Un Caprice, ce à quoi j'ai accédé, après avoir pris l'avis des plus grands connaisseurs en matière ôq fiasco. Je ne l'au-
(1} La première représentation eut lieu le 27 novembre 1847.
MADAME ALLAN-DESPI-.ÉAUX lyS
rais pas donné aux Français, c'eût été trop grave; mais àl'Odéon, cela m'amusera, sans danger pour ma gloire, puisque cette petite pièce a été imprimée, il y a six ou sept ans, et non destinée au théâtre. Il faut donc que je sois à Paris, quoique je ne m'en mêle pas du tout. J'espère que vous y viendrez. C'est votre devoir d'y être; vous aurez le droit de partager les pommes cuites jetées à votre ami. Ce sera, je crois, pour le mois de novembre. Les répétitions sont commencées, mais je n'en ai rien vu. Ma jeune première, mademoiselle Naptal, est venue me faire une visite avec son papa. Elle est jolie; c'est toujours bon signe. »
j\jm2 XWdJv eut-elle vent de ces répétitions chez Bocage? Yit-elle jouer, comme on l'a dit, ce petit acte en langue russe dans un théâtre populaire de Saint- Pétersbourg, et, quelque temps après, dans le texte original, chez la comtesse Rostopchine? Ce qui n'est pas douteux, c'est qu'elle le joua à la cour avec un très grand succès et que, ayant été engagée sur ces entrefaites à la Comédie-Française, elle demanda à y débuter dans le rôle de M'^'' de Léry. C'est donc bien elle qui fut la vraie marraine du Caprice. Alors même qu'il serait établi qu'elle eut M. Buloz pour compère, cela ne diminuerait en rien sa gloire, car, de l'avis de toute la critique du temps, c'est elle seule qui lit la fortune de ce joli proverbe et des trois ou quatre autres qui dans l'espace de dix-huit mois passèrent du « Spectacle dans un fauteuil » sur la scène de la rue Richelieu.
Du reste, la reconnaissance que Musset lui en garda toute sa vie témoigne assez haut du service qu'elle lui rendit dans cette circonstance solennelle.
fj^ ALFKED DS MUSSET
Ce service était double : non seulement, en etïet, elle était arrivée à point nommé pour lui faire aux yeux du monde lettré la figure d'auteur dramatique qu'il a gardée depuis, mais aussi pour lui créer de nouvelles ressources, à la veille du jour où la République de 48 allait lui ôter le pain de la main. — On sait que le duc d'Orléans, qui avait été son camarade de collège, lui avait fait obtenir, en i838, la place de bibliothécaire au ministère de l'Intérieur (i). Jolie petite sinécure de S.ooo francs par an, mais mauvaise note au regard des purs qui devaient prendre, au lendemain de la révolution de février, la direction des Affaires publiques. A peine installé au ministère de l'Intérieur, Ledru-Rollin destitua brutalement son bibliothécaire in partibns, au risque de compromettre, dans cette mesure inique — bien qu'il n'y fût pour rien — le bon renom du grand poète qui présidait alors aux destinées du Gouvernement Provisoire (2).
Vainement l'Académie Française, mue par un noble sentiment, essaya de réparer celte injustice; elle ne réussit qu'à blesser l'amour-propre légitime de l'auteur de Rolla en lui attribuant un prix qui avait été fondé spécialement « pour venir en aide à un jeune écrivain dont le talent déjà remarquable paraîtrait mériter les encouragements de l'Académie ». Mais, comme, depuis le 7 avril i848, les proverbes II faut qu' une porte soit ouverte ou fermée, et // ne faut jurer de rien alternaient avec le Caprice sur l'affiche du Théâtre-Français, Musset put, sans faire trop de tort à sa bourse, abandonner aux pauvres et aux victimes
(i) Il fut nommé par un arrêté de M. de Montalivet, en date du 19 octobre i838.
(3) L'arrêté de destitation est du 5 mai 1848.
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des journées de Juin les treize ou quatorze cents francs du prix Maillé-Latour-Landrj'^, que lui avait décerné l'Académie française. Et c'est encore lui qui eut le beau rôle (i)!...
Cela ne l'empêcha pas d'ailleurs d'aller coucher vers le même temps à l'Hôtel des Haricots pour cause de patrouille manquée. Car il était g'arde national, comme tout le monde alors l'était — plus ou moins — et il n'avait pas attendu la révolution de i848 pour faire connaissance avec la cellule n° i4, dont on peut voir aujourd'hui la porte illustrée de façon si pittoresque au Musée Carnavalet (2). Ses Mie Prigioni sont de i843.
(i) Lire sur cet incident la brochure de M. Maurice Clouard : Alfred de Musset bibliothécaire du ministère de l' Intérieur et lauréat de l'Académie.
(2) Cela résulte de la lettre suivante qu'il écrivait, en i843, à Augustine Brohan : « Des Haricots, vendredi. — O ma chère Brohan ! je suis dans les fers. Je gémis au sein des cachots. Cela ne m'empêchera pas d'aller vous voir demain samedi. Mais je vous écris cet écrit du fond du système cellulaire Je suis en ce moment dans ce célèbre numéro quatorze, qui fut mal gravé dans le Diable à Paris. C'est pour cause de patrouille, car je n'ai tué personne. Cette cellule est pleine encore de choses nouvelles et ( plaisanterie à part) charmantes, mais il n'y a pas la place d'un mot même indécent. On a cadenassé la porte et le reste du bagne est badigeonné. Pourtant, je remarque que la poésie est ici bien inférieure à la peinture. Et je vous demande la permission de vous en envoyer cet échaiitillon que je copie textuellement sui le mur :
Je pense à Saint-Michel, horrible prison
Dont le nom étouffe et donne le frisson,
Où tant de nobles cœurs à cette heure expient
Par de longs jours d'atroce captivité Ce que les Français envient :
Le rèsrne de la liberté 1
« Autre :
ACROSTICHE A CELLE QUE J AIÎiE
C'est toi
La vraie flamme!
0 mon âme ;
Tais-toi !
Ici mon bel idole,
Le cœur qui t'es voué
si je ne me trompe. Mais à celte époque la garde nationale vous faisait encore des loisirs, tandis qu'à présent c'est tout au plus si elle vous laissait le temps de vous reconnaître ! Le i" juillet (i848jMusset écrivait à son ami Tatlet :
«.. . A l'instant où je vous écris, je quitte mon uniforme que je n'ai guère ôté depuis l'insurrection. Je ne vous dirai rien des horreurs qui se sont passées ; c'est trop hideux. Au milieu de ces aimables églogues vous comprenez que le pauvre oncle Van Buck est resté dans l'eau (r). Il avait pourtant réussi, et je puis dire complètement sans exagération. C'était justement la veille de l'insurrection ; j'avais encore trouvé une salle toute pleine et bien garnie de jolies femmes, de gens d'esprit ; un parterre excellent pour moi, de très bons acteurs, enfin tout pour le mieux. J'ai eu ma soirée. Je l'ai prise pour ainsi dire au vol. Après la pièce, on a redemandé tous les acteurs et même l'auteur qui, vous le pensez bien, n'a pas paru. Le lendemain, bonjour! acteurs, directeurs, auteur, souf-
Désire ton obole
Et puis mourir... aimé.
A. L. 72 heures.
« Cet acrostiche représentant le nom de Clolilde, facile à deviner, je crois, l'auteur a oublié son hache.
« Vous voyez qu'il y a des personnes qui osent encore rivaliser avec notre beau couplet de la Vierge en palache [a). Je rêvais à ce distique, ajoutablc peut-être :
Un jeune homme plein de santé S'est percé le cœur d'un eustache.
« Mais j'irai chez vous demain. Vous y serez, ou bien peut-être que non. Et ça ne fait rien du tout. Réflexion' faite, je crois que je suissi bête que je vous aimerai et que j'aurai raison. Je veux dire que je vous aimerai toujours, pas un jour plus qu'un autre, mais non pas moins.
« A vous
» PlEl-.ROT. n
(il C'est le héros de la pièce II ns faut jurer de rien,(i\x\ fut représentée pour la première fois le aa juin 1848. (a) Je n'ai pas connaissance de ce couplet.
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fleur, nous avions le fusil au poing-, avec le canon pour orchestre, l'incendie pour éclairag-e et un parterre de vandales enragées. La garde mobile a été si belle, si admirablement intrépide, que ce seul spectacle, heureusement, nous a encore donné de bons battements de cœur... »
Allez donc faire la cour à une femme honnête par ce temps de guerre civile ! 11 fallait s'appeler Sainte- Beuve pour avoir le courage de lire à son amie, jVfme d'Arbouville, les Préludes de Lamartine, pendant que le grand poète était aux prises avec l'émeute (i). Quant à Musset, c'est à peine s'il faisait attention à M"°^ Allan, malgré tout le talent qu'elle dépensait à son service et les lauriers que depuis six mois elle accumulait sur sa tête. Et pourtant Dieu sait le charme qui s'exhalait de toute sa personne ; on ne pouvait la voir sans l'admirer et sans l'aimer. Peutêtre était-elle, comme je l'ai dit, trop forte de taille, mais la tète était si jeune et si jolie, les yeux si francs, la bouche si riante qu'on lui passait son embonpoint. C'était surtout la distinction de ses manières et son élégance innée qui avaient frappé Musset dès le premier jour. Aussi n'en parlait-il jamais que comme d'une grande dame. Grande dame, elle l'était, en effet, non seulement par ses manières d'être et d'agir, mais encore par la tournure de son esprit qu'elle avait très cultivé. Je ne serais même pas étonné que cela ait contribué à tenir notre poète à distance : il était si réservé, voire si timide et si gauche auprès des femmes qui lui en imposaient! Son frère nous en a cité maint exemple, mais aucun ne fut plus caractéristique
(i) Cf. la lettre de Sainte-Beuve à Jules de Saint-Amour^ dans les Lettres à Lamartine, p. 281.
178 ALFRED DE AIUSiKT
que celui-ci. Quand il allait chez M""^ Allan, qui recevait une fois par semaine en son coquet appartement de la rue Mogador (i), c'était pour jouir de sa conversation pleine de charme ou pour l'entendre dire des vers et chanter, — car elle était excellente musicienne et possédait une fort jolie voix. Et il roug^issait comme une jeune fille lorsqu'elle l'invitait à s'asseoir auprès d'elle pour tourner les pages au piano. Est-ce à ce jeu délicat et discret qu'il finit par se prendre d'un sentiment très pur pour elle? Peut-être. Toujours est il qu'aux approches de la représentation du proverbe : On ne saurait penser à /o«^,qull avait faitun
fi) Son adresse nous est donnée par la lettre suivante, qu'elle écriyait à M. Dormeuil à la fin de l'acnée 1847 : (< I\Ion cher Dormeuil,
<< Je voudrais bien voir votre banc d'huîtres, mais il parait que tous faites tant d'argent qu'il faudrait absolument payer, encore n'est-on pas sur d'entrer.
« Moi qui suis une vieille de la vieille, il me paraît fabuleux de louer une lûg^e ou des stalles et, à moins que vous me le dibiez tout net, je n'y croirai pas.
« Je viens donc voi;s demander de me faire voir cela, un jour oii je ne jouerai pas, et je m'y prends d'avance.
« î'ourrons-nous, Georges ia) et moi, nous présenter un soir?
a Vous me trouverez sans doute bien iudiicrèle, mais dam, je fais valoir mes dix ans d'exil.
« iilille excuses, avec deux mille compliments et amitiés.
« L'« Allan.
(i5, rue Mogador).
« 23 décembre iH^-j . »
Le Journal des Concourt, l. I, p. 6, contient, sous la date du 21 décembre iSôi, les lignes suivantes : « ... Janin nous donne ui.e lettre pour M"'= AI!an. Et nous voici, rue Mogador, au cinquième dans l'appartement de l'actrice qui a rapporté iMusset de Russie, et où une vierge byzantine, au nimbe de cuivre doré, rappelle le long séjour delà femme là-bas. JElle est en train de donner le dernier coup à sa toilette devant une psyché à trois battants, presque refermée sur elle et qui l'enveloppe d'un paravent de miroirs. La grande comédienne se montre accueillante avec une voix rude, rocailleuse, une voix que nous ne reconnaissons pas, et qu'elle a l'art de transformer en une musique au théâtre. »
(a) C'était son fils, qu'elle avait mis au collège.