DE LA PUBLICITÉ
« Vile publicité ! toi qui n'es qu'un pilori où les profanes passions vienne nous souffleter ! » ai-je dit dans Chatterton.
Les auteurs s'en occupent trop. L'un court après les articles de journaux ; l'autre, après les opinions de salon qu'il cherche à former. Peines perdues !
Un homme qui se respecte n'a qu'une chose à faire :
Publier, ne voir personne et oublier son livre.
Un livre est une bouteille jetée en pleine mer, sur laquelle il faut coller cette étiquette :
Attrape qui peut !
Quand, le soir, on revient du monde des salons, on s'étonne d'avoir changé son caractère et de s'être renié dix fois soi-même. — On a fait le futile avec une tête lourde de pensées.
Une des choses curieuses de notre époque, c'est l'orgueil des prétentions littéraires démesurées. — L'un appelle son livre : la Divine Epopée; l'autre, la Comédie humaine.