‹ Alfred de VignyChapitre 4 sur 12 · M, de Lamartine · texte numérisé non relu

M, de Lamartine

songe1; » son menton solide était de ceux, qui appellent le creux de la main pour s'y reposer, menton de rêveur ou de penseur, comme un grand poète le veut. Le visage de M. de Vigny avait cette « blancheur rose2, » cette pureté de teint où transparaît la pureté de l'âme intérieure.

Le timbre de sa voix était « égal et grave 3. » Sa taille était médiocre et bien prise sous l'uniforme.

Tel était, en 1823, ce capitaine de vingtcinq ans qui passait dans le monde paré de son nom, de son épée et de sa poésie,

Fier et même un peu farouche ,

objet des inquiétudes maternelles.

11 avait rencontré dans des salons littéraires celle qu'on nommait la jeune muse, la belle Delphine Gay, alors blonde et rose enfant.

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