I-JÔ ALFP.ED DE VIGNY
cation de certaines bagatelles russo-sentimentales genre Wanda, le Despote Çi) et le Russe '2> par exemple, ou froidement pacifistes comme le poème projeté sur 1699, « la seule année ou le monde n'eut aucune guerre i3). » ou d'un goût aussi douteux que le Canon: « ... O poète! tu es pareil au canon. — Tu jettes ta poudre aux oiseaux de Tair... » 4 .
Tous ces canevas assez détaillés laissent entrevoir les vers que l'auteur désirait nous léguer. Mais il est beaucoup plus difficile de se faire, avec deux ou trois phrases, une idée, même sommaire, des tragédies, drames, romans et autres œuvres restées à l'état d'embryons, ou même, qui sait, à demi-achevées, car l'impression prochaine des nombreux manuscrits dont parle si souvent Alfred de Vign> nous réservera sûrement des surprises 5 .
(1) id, p. 237-238.
(2) id, p. 244-245.
(3) id, p. 152.
(4) id, p. 172.
(5) Cf. Léon Séché, Alfred de Vigny. II. La Vie Amoureuse, p. 40^-401, Alfred de Vigny craignait beaucoup ces publications posthumes, imprudentes et indiscrètes, selon lui. Voir la lettre à G. -H. Charpentier (13 décembre 1859) publiée par M. Jules Marsan dans la Rei'xie d'histoire littéraire de la France, janvier-mars 1913, p. 64.