‹ Alfred de Vigny, d'après son œuvreChapitre 20 sur 27 · SES PROJETS LITTERAIRES I · texte numérisé non relu

SES PROJETS LITTERAIRES I

Nous nous hâterons de citer, pour mémoire, les tragédies brûlées, à Tinstar de Platon : Roland, tiré de VOrlando furioso de l'Arioste, œuvre où, seul, au dire de l'auteur lui-même, un vers sur Jésus- Christ était supportable :

Fils exilé du ciel, tu souffris au désert ;

puis Julien l'Apostat, tragédie composée à dix-neuf ans qui lui valut une encourageante poignée de main d'un certain M. de Beauchamp, vague historien, entin Antoine et Cléopdtre. i

Nous ne crovons guère à la valeur de ces essais malgré l'adjectif « grand » accolé par Victor Hugo à Roland. 2 Nous aurions réservé plutôt nos espoirs pour la grande comédie en vers sur Regnard bien qu'xA.lfred de Vigny ainiât peu ce genre. '3)

Trois pièces plus originales le tentèrent, et nous pourrions supposer qu'elles ne demeurèrent pas toutes à l'état de projets, puisque, en 1849, il envisageait une époque « peut-être pas très éloignée où il donnerait un autre ouvrage dramatique. y> 4

L'une de ces pièces, empreinte de la philosophie chère à l'auteur, nous aurait niontré, face à face.

(1) Journal, p. 30, 60.

(2) Ernest Dupuy. La Jeunesse des Romantiques : Alfred de Vigny et Victor Hugo, p. 237.

(3) Journal, préface de Louis Ratisbonne^ p. 21.

(4) Corvespondanre, à Philippe Busoni. l*'" avril 1841», p. 157.

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