IJO ALFRED DE VIGNY
THomme et la Destinée, celui-là devançant celle-ci ou résistant à celle-ci. ii)
Sonder « la profondeur, les supplices de Tamant, sa honte devant Tépoux trahi », rénover ainsi le vieil adultère, toujours intéressant, puisque profondément humain, voilà ce qu'Alfred de Vigny médita de mettre sur la scène. (21
Enlin, sans craindre de tomber dans ce qu'il appelait la tragédie « faux antique de Racine », type du « genre bâtard », les siècles antérieurs à notre ère Tavaient séduit. L'entrevue pleine d'émotion d'Alexandre et de Néarque, leurs manières naturelles, il ne fallait pas autre chose pour éveiller l'instinct dramatique de l'auteur de Chatterton. « Si j'ai le temps, disait-il, — retenez bien cette expression — je montrerai cette belle et vraie nature antique sur la scène. » (3)
Quelques pages, plus exactement quatre chapitres publiés en i83i par la Revue des Deux-Mondes., voilà tout ce que nous connaissons de l'Aimeh, un roman sur la campagne d'Egypte que louait beaucoup, avec parti-pris, le comte Gaspard de Pons,
(1) Journal, p. 43.
(2) id, p. 46.
;3) id. p. 81.