FAC-SIMILE DE LA LETTRE AUTOGRAPHE DE CLOTILDE A ALFRED DE VIGNY
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sa femme, née Zoé-Sophie Haubois, avait eu ég^alement d'un premier lit un fils qu'il aima comme le sien et qui, sous le nom de Valincourt, fut acteur et directeur de théâtre en pro^^nce.
J'ai déjà dit que Busoni fit partie du petit Cénacle (i), qui se tint chez Vi^ny quelques années avant la représentation de la pièce de Chatterton, mais à ceux qui s'étonneraient que, dans la correspondance du o^rand poète, ses premières lettres à Busoni ne remontent pas plus haut que l'année i838, je dirai, pour expliquer la chose, que Vigny, ^dvant alors à Paris d'une vie très sédentaire, n'avait pas besoin d'écrire à ses amis pour être en relations suivies avec eux. Il ne se prit à le faire qu'après sa rupture avec Marie Dorval, qui le décida à quitter Paris pour quelque temps. Et je remarque que sa première lettre connue à Busoni coïncide avec celte rupture. Ce qui prouve au surplus l'intimité qui existait entre lui et l'auteur des Etrusques, c'est le billet suivant que Clotilde, adressait à Vignv le 17 décembre t843 à l'occasion de sa candidature à l'Académie Française.
« Merci, Monsieur, pour les choses aimables que vous voulez bien me dire,je serais un bien faible juge
(i) Voir le t. I de cet ouvrage.
au milieu de tant d'hommes éminents; le fauteuil vous revient de droit (O, je ne pourrai qu'applaudir et mon père s'en charge pour moi. Vous êtes fanatique de la jeunesse, moi je le suis du talent, et c'est vous dire que je le suis du vôtre.
« Veuillez agréer, Monsieur, mes compliments les plus sincères.