LES RENCONTRES
Jevous prie donc de vouloir la lui recommander vivement et de raccompagner de quelque bonne parole digne de votre belle âme.
« Persuadé de votre extrême obligeance, je vous prie, cher M. de Vigny, de vouloir me rappeler au souvenir de M. de Lamartine et d'agréer en môme temps l'expression sincère démon admiration symi)athique etde mon attachement le plus dévoué.
« Jos. Mazzini. »
Faire cause commune avec les exilés de la Pologne et mériter l'aiïcction du plus fougueux, du plus audacieux républicain de l'Italie, voilà, semble-t-il, un Alfred de Vigny qu'on ne soupçonnait pas. A ce poète, non seulement prodigue de bienveillance pour ses pareils et si préoccupé de les servir, mais soucieux aussi de l'avenir des nations, qui voudrait encore appliquer une formule ressassée jusqu'à produire le dégoût : « Il vécut dans sa tour d'ivoire ? »