‹ Alfred de VignyChapitre 15 sur 36 · LA VIE · texte numérisé non relu

LA VIE

à Louise Alncelot],

Un bel ange gardien penché vers son berceau, Quand ses yeux étonnés s'ouvrirent à la vie Et que sa mère en pleurs la contemplait ravie,

(i) Quelques jours après la mort du poète de Moïse, M"'" Victor Hugo, qui se trouvait à Paris, écrivait à sa sœur Julie :

« Antoni Deschamps m'a beaucoup causé d'Alfred de Vigny, qui a légué sa fortune à M™<^ Lachaud. qui passe pour être sa fille. » (Lettre inédite communiquée par M. Pierre Lefèvre-Vacquerie.)

Invisible, la prit sous le léger cerceau,

L'instruisant d'une voix mystérieuse et tendre,

Et l'ange au doux parler, l'enfant semblait l'entendre :

« — Au jardin de l'aïeule égayé du zéphir, Où les jeunes oiseaux vont essayer leurs ailes, Parmi les blancs jasmins enlacés aux tonnelles, Fleur humaine, tu dois t'élever et fleurir.

Savoure le printemps ! ...Résignée à mûrir.

Amasse dans ton sein les graines maternelles.

Enfin pour refleurir aux sphères éternelles,

Lis d'or, cueilli par Dieu, sur son cœur viens mourir! »

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