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des arts que j'avais apporté au monde... Ma véritable éducation littéraire fut toutefois celle que je me fis à moi-même, lorsque, délivré des maîtres, je fus "•'^ libre de suivre à bride abattue le vol rapide de mon imagination insatiable. Je dévorais un livre, puis un autre (au milieu d'une bibliothèque qui faisait mon ^y bonheur). Je traduisis Homère de grec en anglais, et un vieux précepteur que j'avais comparait ensuite (page par page) ma traduction à celle de Pope (excellente idée qui m'enseignait deux langues avec le sentiment de la muse épique, dont la lyre résonnait deux fois à mes oreilles). Je m'essayais aussi à écrire des récits de tragédie; mais tout cela était dans un goût qui se ressentait de ce qui avait été fait dans notre langue par les grands écrivains classiques; et, cette ressemblance me devenant insupportable, je déchirais sur-le-champ ce que j'avais écrit, sentant bien qu'il fallait faire autrement, ayant vite mûri mes idées, et n'en trouvant pas encore la forme. Cependant, je sentais en moi un invincible désir de produire quelque / chose de grand et d'être grand par mes œuvres. » «Ah! quand pourraient naître les grands projets, s'écrie Cinq-Mars, sinon lorsque le cœur bat fortement dans la poitrine ? L'esprit n'y suffirait pas : il n'est rien qu'un instrumenta » La Flûle insinue davantage :
Ce n'était qu'élan brusque et qu'ambitions folles, Qu'entreprise avortée et grandeur en paroles... Bonaparte et Byron, poète et capitaine... (De tous les écoliers, c'est la contagion).
« La moue de Bonaparte et celle de Byron, ajoute la Préface de Servitude et Grandeur militaires^ ont fait