‹ Alfred de Vigny, sa vie et son œuvreChapitre 111 sur 199 · Journal · texte numérisé non relu

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vivre comme dans la seconde; et le sentiment de cette destinée qui ne devait pas être la mienne me révoltait toujours intérieurement *. •» Or, en guise de fortune, Lydia Bunbury n'apporta guère à son mari que des procès ^ : Texcentrique nabab de la Guyane ne feignit pas seulement sa vie durant d'ignorer jusqu'au nom de son gendre, ainsi que Lamartine en fut à Florence Tironique témoin ^; il se vengea de la désobéissance de sa fille en la déshéritant. Il fallut plaider, et plaider en pays étranger, daprès lune des plus chicanières procédures qui soient en Europe, à propos de domaines contestés au Canada et en Océanie, entre autres, paraît-il, certaine île polynésienne toute pleine d'anthropophages. Quel supplice pour un poète, dont le lyrisme ne se doubla jamais du sens pratique de Hugo! « Les affaires de famille n'en finissent pas dans ce pays, gémit-il; c'est un ouvrage de chaque jour » que « ce dédale de ruses et de friponneries », que « ces tourments que donnent des affaires obscures* ». Enfin, après dix ans d'inutiles plaidoiries, fatigué de perdre, outre son argent, son repos et son temps, Vigny se résigna

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