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laire dont la personne et le caractère devaient également choquer sa discrétion naturelle et sa dignité aristocratique. « Le chevalier de Malte, insinue-t-il sous le couvert du pseudonyme, l'aimait peu. Elle lui avait d'abord déplu. Il se disait : « C'est une « coquette! » Il la foulait aux pieds '. » Assurément, le prestigieux talent de l'artiste, cette « puissance tragique », qu'il loue dans un article de l'époque '^, dut exercer sur le novice dramaturge une attraction irrésistible : « Elle semblait une actrice anglaise venue de Covent-Gardcn ou de Drury-Lane avec toute la profondeur de rêveries et d'émotions de Mrs. Siddons ». « A vous les chants d'amour », lui écrivait-il,
A vous tout ce qui rit aux yeux, qui plait à Tàme
Et fait aimer l'instant présent.
Vous qui donnez à tous une vie, une flamme,
Un nom tout jeune et séduisant; Vous que l'illusion consomme, inspire, enivre
De bonheur ou de désespoir; Reine des passions qui deux fois savez vivre
Pour vous le jour, pour tous le soir.
Pensive solitaire ou tragique merveille,
Cœur simple, esprit capricieux, iliant chaque matin des larmes que la veille
Vous fîtes tomber de nos yeux ;
Loin du vulgaire âpre et falal Vivez dans l'art divin et dans la poésie.
L'ancien poète de La Dryade et de La Femme adultère, l'émule de Chénier et de Millevoye, ne fut certes pas insensible non plus à certaine séduction féminine faite d'une franche et intense spon-