Discours à l'Académie (Stello
2. Dorison, Alfred de Vigny, poète philosophe, 240; Alfred de Vigny et la poésie philosophique, 170. L'étude même qu'il avait comparée à un dur « labour » finissait par participer de ses dispositions extatiques : « L'Etude, disait-il, est un personnage idéal, une sorte d'Egérie, avec qui l'on se retire pour penser librement. C'est une contemplation amie qui s'enferme sous le même rideau. » Cf. ce vers de la Bouteille à la Mer :
Il se résigne, il prie, il se recueille, il pense.
3. Stello, 2U; Journal, 191, 274; Servitude et Grandeur militaires, G.
l'action; Tâme a rongé le corps. » '< L'ennemie fatale, née avec moi, avoue Chatterton, la fée malfaisante trouvée dans mon berceau, la Distraction, la Poésie, charme et détruit tout pour moi ; elle m'a sauvé, elle m'a perdu! » « Le malheur, conclut le poète, c'est la pensée '. » Ainsi le plus noble idéal de Vigny, le plus cher de ses divertissements se trouve, à force d'abus, perverti en le plus funeste de ses tourments; asile des inspirations, la solitude trop aimée en devient la tombe.
1. Théâtre, 29; Journal, 316. Vigny arrive dans La Maison du Berger à une conclusion analogue :
Sais-tu que, pour punir l'homme, sa créature, D"avoir porté la main sur l'arbre du savoir, Dieu permit qu'avant tout, de l'amour de soi-même. En tout temps, à tout âge, il fît son bien suprême, Tourmenté de s'aimer, tourmenté de se voir.