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croire, le plus étroit qui existe »; « déjà trop borué pour les développements philosophes (sic), dit-il, à cause de l'impatience dune assemblée et du temps qu'elle ne veut pas dépasser, cet art est encore resserré par des entraves de tout genre '. » Une réforme littéraire précède donc, au théâtre comme en poésie, la mission sociale de Vigny et la prépare.
Avec sa hauteur de vues habituelle, Vigny apporte autant de tolérance que de lucidité dans la critique de l'ancien système dramatique comme dans l'exposé du nouveau : il y ajoute même, en sa Lettre à Lord ***, une verve et une ironie imprévues, « cette âpreté nerveuse et un peu trop cavalière que donnait à tout le monde alors Tardeur du combat ^ ». Après avoir finement montré tout ce qu'il y a s'ait de logique et d'harmonieux, mais aussi de faux et de stérilisant en cette vieille tragédie si solennellement héro'ique dont la vraie Muse, à Tentendre, eût dû s'appeler '< Politesse », Vigny pose très nettement le triple problème à résoudre : « La scène française s'ouvrirat-elle, ou non, à une tragédie moderne produisant : dans sa conception, un tableau large de la vie, au lieu du tableau resserré de la catastrophe d'une intrigue; — dans sa composition, des caractères, non des rôles, des scènes paisibles sans drames, mêlées à des scènes comiques et tragiques: — dans son exécution, un style familier, comique, tragique, et parfois épique "? »
Loin d'être une solution, une pièce injouable comme Cromwell était à ses yeux un aveu d'impuis-