Ibid
3. Emile Deschamps Iraduisil les trois premiers actes et Vigny les deux derniers. ■• j'ai entendu de lui, dit Gaspard de Pons (Adieux poétiques, U, 246), la traduction des deux derniers actes de Roméo et Juliette, et j'y ai trouvé une œuvre tragique bien supérieure à la traduction complète du More. » La pièce fut en avril 1827 accueillie « par acclamation », dit Deschamps, nu comité de lecture du Théâtre-Français; elle ne fut sans doute pas jouée par suite de la concurrence ou du peu de succès d'un Romeo de Frédéric Soulié à l'Odéon.
entre deux théâtres retardèrent cette représentation K )> C'est alors que l'administrateur du Théâtre- Français, le baron Taylor, ancien camarade de régiment de \ igny, eut Iheureuse idée de lui demander Othello : de toutes les pièces de Shakespeare le More de Venise (ainsi que Vigny préfère Tappeler) est, en effet, par son sujet, l'amour, comme par sa conception, une crise, la moins éloignée du vieil idéal classique -. Voltaire et Ducis s'en étaient bien doutés '. Vigny allègue, il est vrai, une autre raison : « Si j'avais connu, dit-il, une histoire plus racontée,