‹ Alfred de Vigny, sa vie et son œuvreChapitre 79 sur 199 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

avec rassemblée dont on est entendu, et c'est une solennelle récompense aux fatigues de Fesprit'. » Or, à défaut des problèmes métaphysiques inabordables au théâtre, quel sujet pouvait bien sembler à Tauteur de Stello plus digue tout à la fois et de lui, et de son public, et de son Créateur que son éternel plaidoyer en faveur du Poète? hier sujet d'un livre, demain objet d'une requête au Parlement, c'était là pour notre réformateur, comme le dit l'épigraphe, « la question » par excellence; rien ne devant jamais lui tenir plus à cœur toute sa vie, il était naturel que rien alors ne lui parût plus urgent. « Je ne puis me résoudre, disait-il du reste, à quitter une idée sans l'avoir épuisée. » « La cause, ô grand Dieu! s'écrie-t-il donc, la cause pendante à votre tribunal, ils n'y ont plus pensé I La cause, c'est le martyre perpétuel et la perpétuelle immolation du Poète. La cause, c'est le droit qu'il aurait de vivre. La cause, c'est le pain qu'on ne lui donne pas. La cause, c'est la mort qu'il est forcé de se donner. » « Cette plaie est l'une des plus vives et des plus profondes de notre corps social -. « Et voilà cet imprévu « plaideur

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