LA REVOLUTION DE 48. LE DEPART POUR L'ESPAGNE
La Révolution de 48, dont il avait si puissamment évoqué la première convulsion, développait ses épisodes de poème bizarre et mal composé. Révolution étrange, faite pour la confusion des roués de la politique ; révolution, dont on ne sent pas le courage de médire, dont on se prend parfois à regretter les héros! Tant de rêves généreux! tant de foi et de bonne foi ! Des choses d'un autre âge : la puissance du Verbe, de la parole ailée ; Orphée apaisant les loups, leur donnant de
nobles phrases en pâture ; les rêveurs idylliques et farouches de l'île Utopie, assemblés au Luxembourg, avec la société pour champ d'expériences? Le tout, pour amener cette revanche des faits: la guerre civile. Le 24 juin on se battait. Sur tous les points de Paris la fusillade crépitait. Il était quatre à cinq heures du soir. En haut de la rue du Faubourg-Poissonnière, près de la caserne, les mobiles rudement éprouvés respiraient. On lançait les gardes nationaux. Un tambour, un vieux soldat, en avant battait la charge. Ils avaient franchi la barricade, chaude encore de la bataille, qui fermait la rue Lafayette, et, trouvant l'espace libre, s'étaient jetés au pas de course dans le faubourg Saint- Denis. Là, un peu plus loin, en remontant vers le chemin de fer, une énorme barricade faite de pavés, de sacs de charbon de terre et d'une voiture de porteur d'eau renversée, se dressait. On allait silencieux le long des maisons. Une pluie diluvienne tombait. Un élève de l'Ecole Polytechnique, à plat ventre dans la boue, tiraillait. Un grand diable d'homme, un vieux en longue redingote olive, son pantalon de couleur incertaine trop court, son chapeau haut de forme, lustré par la pluie, chargeait son fusil, adossé aux maisons, s'avançait au milieu -de la rue, faisait face et tirait sur la barricade sans hâte, avec une régularité tranquille. « Effacez-vous donc, vous allez vous faire tuer... Tiens! vous pleurez! — Oui, c'est embêtant de se tirer comme çà les uns sur les autres. » Et il continue son travail avec la ponctualité d'un comptable qui met son grand livre à jour. De temps en temps un homme portait brusquement la main à son ventre, à sa poitrine et s'affaissait, ou, frappé au front, était lancé tout d'une pièce la face en avant. Dehodencq auprès d'un ami lui disait : « Tout ce que je leur demande, moi, c'est de ne pas toucher à mon gagne-pain, » et il renouvelait l'amorce de son fusil, le coude écarté. Au même moment il reculait comme sous un choc et son fusil, lui échappant des mains, tombait en sonnant sur le pavé. « Ce n'est rien, un grand coup de bâton, là, au coude. >, Ce n'était pas une balle, c'était une petite roulette ronde, qu'un insurgé, quelque tapissier des ateliers nationaux, lui avait logée au-dessus de l'articulation du coude. Par un miracle l'os n'était pas
brisé. « Peux-tu marcher? — Oui. » Il fit quelques pas. « Je ne tiens plus, je tombe. » On l'emporta à l'ambulance, puis chez sa mère (i).
On craignit longtemps que le bras ne demeurât enkylosé : jamais l'articulation du coude ne retrouva sa souplesse première. Rien n'était plus facile que de faire un héros de ce jeune peintre de grand avenir, dont la pensée semblait désormais arrêtée sur le chemin qui, du cerveau, la conduit à la main de l'artiste. On essaya ; on lui offrit la croix. Il refusa sans emphase. « Je ne veux être décoré que comme peintre. /> Il y a des devoirs, auxquels on n'a pas le droit de se soustraire, qu'on accomplit douloureusement, mais pour lesquels on n'accepte pas de récompense. Il avait gardé un souvenir irrité de cette aventure, du bruit qu'on avait voulu faire autour d'elle. Il n'en parlait pas volontiers. Il pensait sans doute comme le vieux à la redingote olive. D'Espagne il écrit à sa mère (août 1850) : « Je souffre encore parfois de mon bras ; mai il me rappelle tant de gens et tant de choses bêtes que j'ai pris le parti de n'y plus penser. Il s'en est si peu fallu que je fusse un héros. »
En 1849, ie bras restait douloureux et roide. Le docteur Berton ordonna une saison à Barèges. Barèges ce sont les Pyrénées, les Pyrénées c'est l'Espagne. Comment résister à la tentation, à l'inquiétude de l'inconnu, à la nostalgie du soleil qui depuis l'enfance le tourmentait? N'est-ce pas à Séville que naît le don Juan de lord Byron? en cherchant bien, n'y trouverait-on pas le berceau, qui vit fleurir son plus délicieux amour, à l'heure où, le soleil s'éteignant, la clarté trop douce de la lune s'épand sur les choses et fond les âmes? Il fut décidé que Dehodencq irait à Madrid, qu'il passerait là-bas quelques mois, le temps de découvrir ce monde et de l'emporter en images ineffaçables. Il sentait l'heure solennelle, décisive. Sa royauté d'atelier, ses beaux portraits, son dernier tableau avaient appelé sur lui l'attention, il s'agissait de justifier les espérances et de donner sa mesure. « Je vais donc voir se réaliser ce rêve de mes jeunes années, l'Espagne... C'est main-
(1) Je tiens ces détails de M. Armand du Mesnil, l'ancien directeur de l'Enseignement supérieur au minitère de l'instruction publique et conseiller d'Etat. C'est à lui qu'est dédié le livre d'Eugène Fromentin : Un été dans le Sahara.
tenant que va se décider pour moi une question bien grave, à savoir si je suis réellement peintre dans toute l'acception que je donne à ce mot, et si j'aurai la force de me plier aux exigences voulues pour réussir ! » Hélas ! il ne devait réaliser que le premier de ces vœux ; ses qualités comme ses défauts l'avaient prédestiné à la souffrance.
Dessin pour le combat de Novillos.
Au moment de ce départ pour l'Espagne, Dehodencq a vingt-sept ans ; il approche de cet âge, où l'homme est en pleine possession de lui-même, l'expérience ne faisant encore qu'ajouter aux forces vives l'art de les mieux diriger. Le portrait de lui, qu'il a peint à cette époque, satisfait toutes nos curiosités. Si toute peinture est une confidence, qu'est-ce donc quand le peintre reproduit sa propre image? Il
ne dit pas seulement ce qu'il est, mais ce qu'il voudrait être et paraître. La couleur est chaude, l'exécution ferme (il peignait de la main gauche), d'une verve ardente et contenue, qui trahit l'homme. L'œuvre très belle, pleine de révélations, fait songer à ces portraits de Rembrandt, où l'ombre sert au relief des traits expressifs, à faire éclater plus intense la vie dans la lumière. Il est à mi-corps, en veston d'atelier, la palette à la main. Le front puissant ; la tempe qui se creuse, comme sous le coup de pouce d'un sculpteur nerveux ; le jet des cheveux noirs rebelles; la flamme sombre des yeux, profondément enfoncés sous l'arcade sourcillière; la bouche déjà triste; la lèvre inférieure légèrement avancée dans une moue dédaigneuse; la ligne ferme du menton césarien, tout annonce une nature impérieuse, contenue, comme ramassée sur elle-même. Mais l'effort, qu'on sent dans cette concen- Portrait de m-» x. tration, la force déployée pour (Tanger) arrêter ce masque mobile révèle
par la tension du ressort intérieur le mouvement contenu d'une sensibilité excessive. Il est là tranquille, silencieux, à la façon d'un pistolet chargé. Dédaigneux, fier, avec la conscience de sa valeur, il répugne aux familiarités indiscrètes ; il se défie des hommes, les tient à distance ; il ne veut pas se livrer ; il écarte la foule, ou plutôt il la traverse avec le secret désir peut-être qu'elle se retourne sur son passage, avec la volonté qu'elle ne viole pas son mystère.
Ses auteurs préférés achèvent de nous donner les éléments qui
entrent dans sa nature complexe. D'Espagne (i), il écrit à sa mère : "Je te prierai de m'envoyer : i° ma Chartreuse de Parme ; 2° mon Byron (qui m'est nécessaire ayant deux sujets commencés : don Juan et Lara) ; 30 don Juan en anglais cette fois ; 4° mon Shakespeare. » Joignez-y Balzac et Chateaubriand. Ce qu'il aime dans Balzac, outre la psychologie profonde, qui fouille les âmes jusqu'aux instincts primitifs, c'est la vie tumultueuse, l'intensité de la passion, qui épuise la vie goutte à goutte ou d'un seul coup, la recherche de l'absolu, la puissance surnaturelle des volontés tenaces, la magie des désirs irrésistibles. Lord Byron et Chateaubriand donnent à l'artiste la fierté du gentilhomme, qui ne veut pas ressembler à la foule, qui est distingué parmi les autres, parce que, sinon supérieur, il est différent; René, Lara, Manfred, Caïn, des âmes violentes et contenues, en qui se forment d'étranges combinaisons de sentiments contraires ; la solitude dans une pensée impénétrable, dans quelque secret redouté ; la croyance à la fatalité, cette superbe de l'homme qui se flatte d'occuper le destin ; le dédain des conventions sociales ; l'indépendance d'un caractère que rien ne plie ; et, sur tout cela, le culte de la noblesse native, l'horreur du médiocre, de tout ce qui est vil, de tous les petits intérêts qui forcent à courber la tête pour passer sous leur niveau. A Stendhal il doit au moins « l'art de se tourmenter de tout et d'un peu plus que tout (2) » une subtilité d'analyse qui ne lui sert trop souvent qu'à justifier ses imaginations, à compliquer les sentiments et les actions des autres de motifs qu'il crée alors qu'il croit les découvrir. Shakespeare c'est la santé de son esprit, c'est son génie même, c'est son amour de la nature, sa sincérité, sa vision nette et passionnée, l'extraordinaire puissance de sympathie qui vivifiera sa peinture.
Sa réserve un peu hautaine, un peu voulue d'abord, devint de plus en plus la pudeur d'une âme fière qui sait souffrir en silence et répugne aux promiscuités des confidences à tout venant. Ceux qui l'ont vrai-
(1) Madrid, 1850.
(2) Madrid, juin 1850.
ment connu savent combien cette défense était nécessaire à un homme tout de sentiment et de passion comme lui. Ce silence énigmatiquelui donnait la séduction des natures sauvages qui ne se livrent pas volontiers. Dans un portrait demi -ironique qu'il trace de lui-même, il constate ce charme et l'explique. «Je suis assez triste de ma nature, et quand je suis seul, je pose assezvolontiers pour la lèvre autrichienne, en sorte que ceux qui viennent à moi sont tout étonnés et satisfaits à la fois (s'en attribuant le mérite) de
voir s'ouvrir, s'épanouir cette sombre physionomie. C'est une petite flatterie, comme une autre, bien innocente, je t'assure, et due simplement à la force de vie, d'animation, au jeu de mes muscles et de mes
La famille du peintre.
M. Gabriel Sèailîes,
nerfs, dont je ne suis pas maître (i). /• Dehodencq n'est pas aussi machiavélique qu'il le croit. La vérité, c'est qu'au fond, il est plein de tendresse, que la moindre bienveillance réellement l'épanouit. -Sa défiance n'est qu'une arme défensive ; dès qu'il la sent inutile, il ne demande qu'à satisfaire son besoin de sympathie et qu'à donner de lui-même. Jusqu'au dernier jour il garda cette réserve et cette séduction. En 1877, un écrivain trace de lui ce portrait à la plume : « A voir cette pâleur claire, chaude et délicate du visage, cette admirable et nerveuse tournure de la main, à entendre cette parole correcte, concentrée, pleine de sève et de mesure, on se sent en présence d'un artiste hors ligne... Le peintre de la vaillante et rutilante Espagne, de l'apathique et flamboyant Maroc, l'homme que Théophile Gautier trouvait un artiste passionnant et passionné à l'air calme, fin et posé d'un homme d'Etat anglais. S'il endossait le costume de Vélasquez on retrouverait peut-être dans son allure nerveuse et fière, quelque chose de la furia et de l'abondante facilité de son pinceau. Mais sous l'habit moderne c'est un diplomate exquis... Sa physionomie ouverte est sillonnée de temps à autre par des éclairs du regard comparables à des rayons de soleil, puis tout dans son attitude et dans son expression s'apaise sans s'éteindre et laisse un reflet charmant (2). »
Le 25 juillet 1849, Dehodencq quittait Paris. Ce départ pour un voyage qu'il rêvait depuis si longtemps le désespère. De Bordeaux, il écrit à sa mère une lettre pleine de larmes, avec ce je ne sais quoi d'emporté qui mêle à tous ses sentiments quelque chose de la colère et de l'indignation. Il est là tout entier. "Ma bonne mère, j'ai donc pu « te quitter, te laisser loin de moi. Déjà cent cinquante lieues nous « séparent, et rien ne m'avertira si tu es malade. A mesure que j'avan- « çais sombre, le cœur déchiré, en proie aux plus sinistres pressenti- « ments, je me rappelais le passé, je cherchais ta chère image, la « caressant sans cesse. Je te vois encore si douce, si prévenante et « empressée à cet affreux moment du départ, et je me demande
(1) Lettre à sa mère. Madrid, juin 1830.
(2) Ulrich de Viel-Castel, avril 1877.
« comment j'ai pu partir, où j'ai pu trouver la force de me séparer de « tout ce que j'aime, pour aller chercher quoi ? l'indifférence et à mon « retour l'oubli, la mort peut-être, qui sait ? et je ne t'aurais par revue. » Il s'agite, il s'indigne, cette lettre a la résonnance d'un cri douloureux, les mots lui manquent. «Non, je ne puis rendre ce que j'éprouve, c'est mon âme qui se fond dans la tienne, c'est une ardente envie de te tenir les deux mains dans les miennes et de te bien regarder une dernière fois (i). » Près d'un mois après il écrit encore. « Quand je pense à ce qui me reste encore de jours, de mois à courir avant de vous voir, de vous embrasser, de vous chérir, de vous dire combien je vous aime, à quel point vous m'êtes nécessaires, et quelle part vous avez dans tous mes projets ; quand je songe à cela, je retombe dans l'abattement, ma tête se penche, mes yeux regardent dans le vide, alors je vous aperçois, je vous revois me tenant embrassé, les larmes aux yeux, et je pense à ce que j'ai souffert et souffre encore loin de vous. » Jamais cette image du départ et des adieux ne sortira de son esprit, il l'évoque après plusieurs années.
Heureusement mille images, qui l'enchantent, traversent sa mélancolie. « Poitiers m'a fait rêver un instant l'Espagne. Ce mot-là a toujours, comme parle passé, le privilège dem'animer, de m'électriser ; je ne puis cependant lui pardonner de m'éloigner de toi. » Devant les Pyrénées c'est de l'enthousiasme : « Je n'essaierai pas de te peindre ce qui se passa en moi à l'aspect des Pyrénées ; ce fut un rêve de quelques heures, pendant lequel je dus paraître fou à mes compagnons de voyage. Je parlais, je criais, je soufflais ; et à tout cela il se mêlait quelque chose de si vague et de si tendre, un souvenir de toi, ma bonne mère, et d'Armand qui ne m'avez pas quitté un seul instant depuis mon départ (2). // Cependant Barèges avec ses béquilles, ses chaises à porteur, ses douches et ses verres d'eau sulfureuse, l'impatiente. " J'ai quitté Barèges ; enfin ! J'en ai donc fini avec les autorités départementales, préfet, sous-préfet, commissaire de police et per-
(1) Bordeaux, 27 juillet 1849.
(2) ter août 1849. Barèges.
cepteur, que le diable les emporte! Je ne suis plus un blessé de juin, mais un simple citoyen comme tous et un peintre comme pas un, je l'espère (i). » Il va visiter le château de Pau et au retour il
conte d'une façon charmante les doléances du vieuxgardien :« Cette aile inachevée, ces murs en ruines, qui les relèvera ? Ah ! monsieur, la duchesse de Nemours habitait là ; les princes ses fils couchaient dans ce lit ; leur linge était dans ce meuble ; M™ la duchesse passait des heures dans le coin de ce balcon. » 11 est difficile, en effet, d'imaginer un plusbelhorizon que la vue de ces magnifiques montagnes d'un bleu tendre, de ces cimes neigeuses, de ces collines boisées, dont la pente est si douce, de ce gave apaisé qui coule doucement à vos pieds. Joins à cela un admirable ciel, une température délicieuse : les souvenirs, les regrets, les espérances, accourent en foule.»
A Biarritz, pour la première fois, il voit la mer. « Le temps était beau, la surface des eaux calme, « tranquille, en sorte que je fus d'abord peu surpris. Je montai, je « descendis, je sautai sur les rochers, qui s'avancent assez loin en mer " et s'étendent au pied d'un fort joli village en amphithéâtre, dont les « maisons sont toutes blanches avec des toits en tuiles, le tout se dé- « tachant sur un ciel bleu foncé. L'établissement de bains me déplut, « je n'étais pas seul. Je revins sur mes pas suivant la plage ; fatigué je « m'assis et me mis à penser à une foule de choses ou plutôt à rien.
(i) Pau, 21 août 1849.
Polirait du peintre Debras (1850).
M. Alfred Agache.
« A ma gauche, entre les rochers, l'Espagne ; à droite, derrière moi, la « France, et devant, aussi loin que pouvait s'étendre ma vue, la mer! « Peu à peu l'étendue, l'immensité, ce soleil, ce je ne sais quoi de ter- « rible, caché là-dessous, tout cela me gagna, me berça et j'éprouvai « là une sensation indéfinissable. Toute la journée je me promenai sur « la plage, sur les rochers, jusqu'à l'heure de la marée, où la mer plus « forte, avançant, reculant, roulant de nouveau ses vagues, me forçait « à me retirer à mesure qu'elle gagnait du terrain. Puis vinrent les « baigneurs et je vis là de ravissantes choses ; toutes ces têtes, ces « corps éclairés par un soleil chaud, tous ces bras, ces jambes, ces « hommes, ces femmes courant, fuyant, en se retournant, la vague « menaçante, ou plus hardis, plongeant, pour reparaître sur une sui- « vante, plus forte, et qui toutes venaient s'étaler, se briser, mourir à « mes pieds. Tout cela, et je ne sais quelle impression de force, « d'ampleur, de majesté, m'avaient jeté dans une contemplation déli- « cieuse. Je pensais à Géricault. Quel peintre ! Et comme il a compris « cela ! Je la vis encore au soleil couché, calme, bleue, forte et se « balançant toujours. Je ne la pouvais quitter, un attrait irrésistible « m'enchaînait. Mais, comme toute chose a sa fin en ce monde, je « partis, craignant de fatiguer, d'user une impression que je tenais « à conserver tout entière (i). »
(i) 26 août 1849.
Le Combat de Novillos.
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Combat de Taureaux.