‹ Alfred Garneau. PoésiesChapitre 18 sur 33 · LE BON PAUVRE · texte numérisé non relu

LE BON PAUVRE

LB BOK PAIJVBE. 93

LE BON FAÏÏVBE

. . .Dieu mit ces degr^ aux fortunea humaineA. Les xm» yont tout courbée soub le fardeau des peines. Au banquet du bonheur bien peu »ont conviés.

Tou3 n'y sont point aeais également à Taise.

Une loi, qui d'en bas sem/ble injuste et mauvaise, Dit aux uns: jouissez! aux autres: enviez!

Ah ! je sais que la vie est un banquet suave,

Une longue fête pour vouîs ; Vos chants toutes les nuits m'évièillent dans ma cave :

Frères, je ne suis pas jaloux.

Dieu n'a-t-il pas placé sur les cimes sereines Le beau cèdre au riche manteau ;

Et, le long des torrents, courbé sous leurs haleines, Le pâk et frissonnant roseau !

Christ ! devant ton front que les épines ceignent

Je bénis mon sori; et ta loi.

N'as-tu pas dit : " Heureux celui dont les pieds saignent

" Sur les ronces, derrière moi ? ''

Mon pauvre cœur, semblable à Pépi qu'on flagelle. Reste vide après tant de coups. . .

Mjais que j'aie une larme à mon heure mortelle, Christ, à verser sur tes clous !

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