LE BON PAUVRE
LB BOK PAIJVBE. 93
LE BON FAÏÏVBE
. . .Dieu mit ces degr^ aux fortunea humaineA. Les xm» yont tout courbée soub le fardeau des peines. Au banquet du bonheur bien peu »ont conviés.
Tou3 n'y sont point aeais également à Taise.
Une loi, qui d'en bas sem/ble injuste et mauvaise, Dit aux uns: jouissez! aux autres: enviez!
Ah ! je sais que la vie est un banquet suave,
Une longue fête pour vouîs ; Vos chants toutes les nuits m'évièillent dans ma cave :
Frères, je ne suis pas jaloux.
Dieu n'a-t-il pas placé sur les cimes sereines Le beau cèdre au riche manteau ;
Et, le long des torrents, courbé sous leurs haleines, Le pâk et frissonnant roseau !
Christ ! devant ton front que les épines ceignent
Je bénis mon sori; et ta loi.
N'as-tu pas dit : " Heureux celui dont les pieds saignent
" Sur les ronces, derrière moi ? ''
Mon pauvre cœur, semblable à Pépi qu'on flagelle. Reste vide après tant de coups. . .
Mjais que j'aie une larme à mon heure mortelle, Christ, à verser sur tes clous !