‹ Alfred Garneau. PoésiesChapitre 23 sur 33 · FLEURETTES SAUVAGES · texte numérisé non relu

FLEURETTES SAUVAGES

FLBUHBTTBS BAXJYAQEB. 183

FLEÏÏSETTES 8AÏÏVA0ES

Vaudreuil. — En me promenant dan* la campagne, en septembre.

En aoûi^ durant des Ueues J'ai, je pense, frayé Ce sentier égayé Alors d*étoiles bleuea.

1S4 poiaias.

Je les revois toujours

Lee fleurs aux douces teintes.

Elles se sont éteintes

En les derniers beaux jours.

L'air était vif d'abeilles^ Dont les vols argentins Passaient sur les jardins Formés de cent corbeUles

Fleurs venant du Pérou, Et fleurs orientales Aux fastueux pétales.

Et fleurs j'ignore d?où.

FLBUBBTTS8 SAUTAOES. 135

Alors que d^oiseaux-mouches.

Heurtant dm papillons Les dansants tourbillons !

Que de frelons farouches !

Mais, j'en fus bientôt sûr, ÂbeiUe, aux étrangères.

Abeille, tu préfères Les fleurettes d'azur. . .

Dans mon sentier sugerbe Je croyais voir un peu De ci«l, ardemment bleu, Emietté parmi l'herbe.

ISO VOÉOSS.

S'il faisait quelque vent, Âh ! les halemes molles Qu'ezhalaieiit les corolles.

Comme un souffle vivant.

Léger souffle, caresse Céleste, sans peser !

Impalpable baiser Du parfum ! Pure ivresse !..

Pourtant pas une main Dans les fêtes ne cueille, Ou sous des pleurs n'effeuille L'étoile du chemin.

FLEUBETTES SAUTAOSS. 137

On dirait que voltige Une âme en cette fleur Qui reste sans couleur Dès qu'on Pôte à sa tige.

Las ! jamais la Beauté A son sein ne la pose.

NVt-elle pas la rose Pour cette volupté ?

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