FLEURETTES SAUVAGES
FLBUHBTTBS BAXJYAQEB. 183
FLEÏÏSETTES 8AÏÏVA0ES
Vaudreuil. — En me promenant dan* la campagne, en septembre.
En aoûi^ durant des Ueues J'ai, je pense, frayé Ce sentier égayé Alors d*étoiles bleuea.
1S4 poiaias.
Je les revois toujours
Lee fleurs aux douces teintes.
Elles se sont éteintes
En les derniers beaux jours.
L'air était vif d'abeilles^ Dont les vols argentins Passaient sur les jardins Formés de cent corbeUles
Fleurs venant du Pérou, Et fleurs orientales Aux fastueux pétales.
Et fleurs j'ignore d?où.
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Alors que d^oiseaux-mouches.
Heurtant dm papillons Les dansants tourbillons !
Que de frelons farouches !
Mais, j'en fus bientôt sûr, ÂbeiUe, aux étrangères.
Abeille, tu préfères Les fleurettes d'azur. . .
Dans mon sentier sugerbe Je croyais voir un peu De ci«l, ardemment bleu, Emietté parmi l'herbe.
ISO VOÉOSS.
S'il faisait quelque vent, Âh ! les halemes molles Qu'ezhalaieiit les corolles.
Comme un souffle vivant.
Léger souffle, caresse Céleste, sans peser !
Impalpable baiser Du parfum ! Pure ivresse !..
Pourtant pas une main Dans les fêtes ne cueille, Ou sous des pleurs n'effeuille L'étoile du chemin.
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On dirait que voltige Une âme en cette fleur Qui reste sans couleur Dès qu'on Pôte à sa tige.
Las ! jamais la Beauté A son sein ne la pose.
NVt-elle pas la rose Pour cette volupté ?