‹ Alfred Garneau. PoésiesChapitre 29 sur 33 · EN BEYENANT, MA SŒUB, DE CETTE FÊTE · texte numérisé non relu

EN BEYENANT, MA SŒUB, DE CETTE FÊTE

En revenant, ma sœur, de cette fête Si prolongée — et si courte à la fois.

Car je ne puis me mettre dans la tête Qu'elle a pourtant duré plus de deux mois •

J'avais dans Tftme un fii pesant nuage.

Le jour en outre était si pluvieux.

Que je n'ai vu rien de tout le voyage,

Ayant toujours eu la main sur les yeux,

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On dit qu'elle fut belle en la belle jeunesse^ Brune blanche à Tœil velouté^

Que nulle plus riante avec plus de finesse^ Avec plus de goût n'a chanté.

Elle échappa sans peine à la mélancolie ;

Heureuse, elle n^a jamais eu Dans cette coupe en fleurs de ses jouis, d'autre lie Que son frais printemps disparu.

Âh ! cruelles toujours seront nos destinées !

Si fort qu'on ait noué ses doigts Aux belles grappes d'or de ses jeunes atinées,

Les lèvres n'y vont qu*utie fois . . .

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