‹ Alfred Garneau. PoésiesChapitre 7 sur 33 · SONNETS · texte numérisé non relu

SONNETS

aoHinrrs. 17

Mon insomnie a vu naître les clartés grises.

Le vent contre ma vitre, où cette aurore luit. Souffle les flèches d^eau d'un orage qui fuit. Un glas encor sandotte aux lointaines églises.

La nue est envolée, et le vent, et le bruit.

L^astre commence à poindre, et ce sont des surprisea De rayons; tes moiuieaux alignés sur les frises. Descendent dans la rue où flotte un peu de nuit. . .

Ils se sont tuB, les glas qui jetaient tout à l'heure Le grand pleur de Pairain jusque sur ma demeura soleil, maintenant tu ris au trépassé!

Soudain, ma pensée entre aux dormants cimetières,

Et j^ai la vision, douce à mon coeur lassé.

De leurs gîtes fleuris aux croix hospitalières. . .

eOHHSTS. 19

Est-il une âme triste et laeee de la vie, — les soucis trop lourds à notre humanité - Qui ne se sente pas pour un moment ravie Par cette nuit si belle en sa sérénité !

 perte de regard je suis avec envie XJn grand oiseau montant dans l'espace enchanté Devers la blanche voie, et par tant d^yeux suivie. Qui traverse le ciel de sa pâle clarté. . .

20 POÉ8IE8.

Pour cette heure d^oubli, douce comme une trêve. Pour cet apaisement de Pâme qui se lève Comme Toiseau muet attiré dans Pazur ;

Pour cette nuit brillante au triple diadème, Dont chaque étoile semble un diamant plus pur. O Dieu bon, je vous aime.

aomnriB. 21

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