‹ Alfred RollChapitre 11 sur 54 · PENDANT L'OR AGE · texte numérisé non relu

PENDANT L'OR AGE

gnait en 1873 dans la cour de l'hôpital de Roscoff, jusqu'à ces étalons corses, datés de 1902, et qu'il nous montre entraînés en un galop furieux, tels des chevaux échappés de quelque légende du temps de la Table Pre : : j de. £ ; .e à

ronde, e’est toujours la même solidité de dessin expressif, la même conseience d'étude, le même souci de traduire la vérité, avec une franchise qui va jusqu'à l'audace, jamais jusqu'à la brutalité.

Roll aime les chevaux : il leur a consacré des œuvres de tout pre-

mier ordre, et je ne crois pas qu'il désavouerait, si l'on en juge par Île

caractère de noblesse qu’il leur donne même quand il les surprend dans les besognes les plus humbles, je ne crois pas, dis-je, qu'il désavouerait ces lignes du philosophe Ælian : « Entre tous les animaux, le cheval a l’éme grande et fière; avec la grandeur et l'éminence de son cou qu’il

porte haut, ne marche-t-il pas 5 audacieusement, ne sent-il pas sa beauté, et ne montre-t-il

pas de l’arrogance? La jument

qui a de beaux crins est j orgueilleuse et repousse les caresses des ânes : ceux qui veu-

lent avoir des mulets ne peu-

vent que difficilement y par-

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