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Ba crins de leurs juments; alors
venir, s'ils ne font couper les
# seulement elles se laissent saillir par le même animal qu’elles méprisaient auparavant. »
J'ai cité deux œuvres de
Roll, peintre de chevaux; en
voici d’autres : en 1874, le
Lee maître est assidu à l’école d’Al-
k | PET fort; il en rapporte un Étalon RE A percheron, blane et bai-brun, vu de côté, et une tête de
cheval andalou, dont Géricault se fût fait gloire; en 1875, il fréquente l'École militaire, et exécute deux toiles importantes, deux cuirassiers, montés l’un sur un cheval blanc, l’autre sur un cheval noir; puis, comme il villégiature à Plogoff, il peint un cheval, d’une belle ligne calme. En 1879, il est tenté par une écurie dont l'éclairage fait passer des tons de lumière sur la croupe des trois chevaux qui
y sont attachés, et c’est la toile que possède le musée de Valenciennes;
en 1879, Le Repos, une étude de cheval, qui appartient au musée de
Prague; en 1886, un officier à cheval, dans une allée de bois, un admi-
Apparlient à M, Marlier.
fable morceau de peinture, que M. Edmond Simon eut la bonne fortune d'accrocher dans sa collection; en 1888, u trot, une page maîtresse qui fut l’un des succès du Salon, et fit la conquête de toutes les mères : il s’agit d’un bambin, vêtu de velours noir, avec col et rebras de guipure, et qui trotte à travers champs, ferme sur ses étriers, la cravache haute, sur un cheval gris pommelé; le terrain dévale sous les pieds de la bête, et la double silhouette de l'enfant et du cheval se détache claire et gaie sur un fond d'herbe et de feuilles; en 1891, des Chevaux remontant le galet; en 1895, L'Enfant au torse nu sur un cheval rouan: dans un champ : le jour est à peine levé; l'air est encore ouaté d’une buée légère qui tamise la lumière. Le cheval,
vu de trois
quarts à droite et de dos, avance d’un pas silencieux, comme s'il goûtait à la caresse de l'herbe humide sur son *
pied ferme. L'enfant, en © pantalon, dresse son torse Ÿ
nerveux dans la lumière;
page d'étude où le maître
a marqué d’ineffaçable / 4 \ ÿ manière ses qualités origi- LE Le / | |
nales de plein-airiste (si SR) 6 |
toutefois ce néologisme
nécessaire ne vous effraie pas). En 1896, une v isite ÉTUDE POUR LA PETITE MARIE ET SES VACHES
aux haras du Pin lui
fournit l’occasion d'une étude d’après un des étalons célèbres de lPétablissement, ainsi que d’une étude de cheval lancé au galop et monté par un soldat, dont la tête ne fut pas peinte; en 1897, il s'agit d'une composition
cherchée, pour deux des écoinçons de la salle de l'Hôtel de Ville, où se
en trouve la grande composition : Les Joies de la vie : sujet : le Labour : L'homme guide le soc de sa charrue que tirent deux forts chevaux, les jarrets tendus, la tête droite, calmes, foulant d'un sabot mordant la terre rude où s'impriment leurs pas; leurs hautes silhouettes se dressent,
puissantes et vraies dans une atmosphère aérienne; c'est là sans con-
CHEVAUX CORSES
tredit l’une des plus complètes études du maitre. Et nous voici revenus aux chevaux corses dont j'ai dit plus haut la fougue émouvante.
S'il a compris le caractère du cheval, Roll à compris également le caractère des ruminants et il sait les placer dans le paysage dont ils sont l’un des facteurs les plus essentiels de l'expression vitale.
« Leruminant, a écritun philosophe, qui a pour but, pour loi propre, de manger, joue un rôle principal dans le paysage. Pourquoi? C'est que l'animal, par là qu'il se nourrit, qu'il se meut, possède la vie à un
plus haut degré que le végétal, quoique cette vie soit chez la brute
ET
bien au-dessous de celle dont l’homme, par l'adjonetion de l'intelli-
gence, possède la plénitude; et la vie, on ne saurait le nier, est la meilleure
vertu du paysage; elle en est la lumière morale, elle constitue sa vérité ».
Mais plus souvent encore que l'animal qui mange, c'est l'animal qui travaille qui l'attire ; ainsi ses deux Zœufs sous le joug, de 1878. Ils viennent de rentrer du champ et, dans la cour de la ferme, ils sont là, résignés et las, le front retenu sous le joug. Le mufle humide et gras, le regard vague, les flancs rebondis, car nulle inquiétude ne les trouble, nulle souffrance ne les exaspère, ils attendent, tranquilles, qu'on les sépare, et l’on devine que l'herbe promise en récompense de leur labeur ne les fera pas se presser vers le râtelier; telle encore cette vigoureuse Étude de tete de bœuf, que possède le musée de Saint-Étienne. En 1880,
le peintre esquisse de
re